Les cancers du sein et du col de l’utérus représentent un enjeu majeur de santé publique chez les femmes. Face à ces maladies, le dépistage précoce demeure un moyen essentiel pour favoriser une prise en charge rapide et augmenter les chances de guérison. C’est dans cette optique que le mois d’Octobre rose est consacré à la sensibilisation, à la prévention et à la promotion du dépistage.

Dans cette dynamique, le Réseau national des femmes rurales de Guinée (RENAFERGUI) s’est mobilisé pour renforcer la sensibilisation des femmes sur les risques liés à ces cancers et l’importance d’un diagnostic précoce.
Ce samedi 31 octobre 2026, l’organisation a procédé à Kindia à la clôture officielle de ses activités inscrites dans le cadre d’Octobre rose. Cette initiative vise à briser le silence autour des cancers féminins, à encourager les femmes à se faire dépister et à promouvoir les comportements préventifs.
À travers cette mobilisation, le RENAFERGUI entend contribuer à une meilleure information des femmes, notamment celles vivant en milieu rural, afin de favoriser l’accès au dépistage et de participer à la lutte contre ces maladies
Prenant la parole, une représentante du RENAFERGUI a rappelé que la lutte contre le cancer est une affaire de tous.
<<La lutte contre le cancer est l’affaire de tous. Nous avons également une pensée pieuse pour toutes les femmes qui nous ont quittés des suites de cette maladie. C’est en leur mémoire et pour protéger celles qui sont encore parmi nous que nous poursuivons ce combat. Le RENAFERGUI réaffirme son engagement à poursuivre les actions de sensibilisation et de dépistage avec l’ensemble de ses partenaires >> a-t-elle déclaré.

De son côté, Dre Léon Ivon Touré, médecin chargée du programme au sein du RENAFERGUI, a insisté sur l’importance de reconnaître les signes d’alerte et de consulter rapidement les professionnels de santé.
<< Les cancers du sein et du col de l’utérus constituent de véritables problèmes de santé publique en raison de leur gravité et de leurs conséquences sur la vie des femmes et de leurs familles. Certains signes doivent alerter, notamment les saignements vaginaux inhabituels, les pertes malodorantes, l’apparition d’une boule dans le sein, une rougeur ou un écoulement anormal au niveau du mamelon. Face à ces symptômes, il est important de se rendre rapidement dans une structure sanitaire pour bénéficier d’un dépistage et des examens nécessaires. Lorsque les examens dépassent nos capacités de prise en charge à Kindia, nous orientons les patientes vers des structures spécialisées à Conakry, notamment pour les examens complémentaires. Je demande donc à toutes les femmes de ne pas avoir peur du dépistage. Nous invitons également les hommes à accompagner leurs épouses et leurs partenaires. Ils peuvent aussi contribuer à détecter certaines anomalies et les encourager à consulter >>a-t-elle souligné.

Représentant le Directeur préfectoral de la santé à cette cérémonie, un responsable sanitaire a, pour sa part, rappelé que la prévention et le dépistage précoce doivent être des priorités permanentes pour les structures sanitaires et les communautés.
<< Les cancers féminins constituent un véritable problème de santé publique. Toutefois, détectés précocement et pris en charge à temps, ils offrent de meilleures chances de traitement et de survie. C’est pourquoi j’invite toutes les femmes à se faire dépister régulièrement et à consulter les professionnels de santé devant tout signe inhabituel. La prévention est une responsabilité collective. Chaque femme sensibilisée peut devenir un relais d’information et chaque famille peut contribuer à sauver des vies. Ensemble, faisons de la prévention une priorité, du dépistage précoce un réflexe et de la lutte contre les cancers féminins un engagement de tous les jours >>, a-t-il déclaré.
Moussa Kollet




