À l’approche de la fin du mois d’Octobre Rose, la Société nationale des chemins de fer de Guinée (SNCFG) intensifie la sensibilisation contre le cancer du sein. Ce jeudi 29 octobre 2026, des femmes issues de différents services de la direction  ont participé à une séance d’information et d’échanges à la gare de Simbaya, dans la commune de Matoto, à Conakry. Objectif : renforcer les connaissances sur la maladie, ses signes d’alerte et l’importance du dépistage précoce.

Informer pour prévenir, dépister tôt pour sauver des vies. C’est autour de cet objectif que la Direction générale de la Société nationale des chemins de fer de Guinée a organisé cette campagne de sensibilisation consacrée au cancer du sein, sous le thème : « Prévenir, dépister tôt et agir pour sauver des vies ».

Présidée par Mohamed Lamine Diaby, responsable des ressources humaines de la SNCFG, la rencontre s’inscrit dans le cadre d’Octobre Rose, une campagne dédiée à la lutte contre le cancer du sein. Elle a permis aux participantes d’échanger avec le Dr Aïssata Diallo, médecin panéliste, sur les manifestations de cette pathologie, les facteurs de risque, les moyens de prévention et les possibilités de prise en charge.

Dans son allocution, Mohamed Lamine Diaby a insisté sur la responsabilité collective dans la lutte contre cette maladie. Il a rappelé que le cancer du sein constitue un véritable enjeu de santé publique et que la sensibilisation, l’information et le dépistage précoce sont essentiels pour améliorer les chances de guérison.

Le responsable des ressources humaines a invité les femmes à être attentives aux changements inhabituels de leurs seins, notamment l’apparition d’une boule, une modification de la peau ou du mamelon, et à consulter rapidement un professionnel de santé en cas d’anomalie. Il a également souligné que le dépistage doit être adapté à l’âge, aux antécédents familiaux et aux facteurs de risque de chaque personne, suivant les recommandations du personnel médical.

Au-delà de la sensibilisation, Mohamed Lamine Diaby a plaidé pour un environnement professionnel où la santé, la prévention et la solidarité occupent une place centrale. Il a notamment encouragé l’organisation régulière de séances d’information, la facilitation de l’accès aux consultations médicales et l’accompagnement des travailleuses confrontées à la maladie.

« Aucune femme ne devrait avoir honte de parler de sa santé, ni renoncer aux soins par peur, par manque d’information ou par crainte du regard des autres », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation des pouvoirs publics, des professionnels de santé, des entreprises, des familles et de l’ensemble des citoyens.

Pour lui, la lutte contre le cancer du sein ne doit pas se limiter au mois d’octobre. Elle doit se poursuivre à travers des actions permanentes de prévention, le soutien aux personnes malades et l’encouragement des consultations médicales. Son message est clair : faire de la prévention une priorité, du dépistage un réflexe et de la solidarité un engagement quotidien.

Au cours des échanges, plusieurs préoccupations ont été soulevées sur les premiers signes de la maladie, l’autopalpation des seins et les démarches à entreprendre en cas d’anomalie. Pour le Dr Aïssata Diallo, ces discussions contribuent à briser les tabous et à mieux informer les femmes. « On a essentiellement parlé du cancer du sein : ce que c’est, comment il se manifeste, ce qu’il faut faire pour l’éviter et tout ce qui entoure cette maladie », a expliqué la médecin, qui s’est réjouie de la participation active des participantes.

Elle a salué la qualité des échanges et la pertinence des questions posées, estimant que ce type d’initiative permet de mieux faire circuler l’information et de réduire les idées reçues autour de la maladie. Du côté des participantes, cette séance a été l’occasion d’approfondir leurs connaissances et d’acquérir des informations pratiques à transmettre dans leurs familles et leurs communautés.

Responsable de la communication de la SNCFG, N’Sira Camara s’est félicitée des enseignements reçus sur l’autopalpation et la nécessité de consulter un professionnel de santé en cas de changement inhabituel. « Nous avons appris la méthode d’autopalpation à pratiquer à la maison pour vérifier si la texture du sein a changé. Nous avons également été informées des signes précoces et des examens médicaux à effectuer en cas d’anomalie », a-t-elle témoigné.

Elle a par ailleurs rappelé qu’une boule ou un écoulement au niveau du sein ne signifie pas systématiquement la présence d’un cancer. Seul un examen médical approprié permet de confirmer ou d’écarter le diagnostic. Même satisfaction chez Seny Martine, cheffe du département de l’exploitation commerciale de la SNCFG. Déjà sensibilisée à la question, elle affirme avoir renforcé ses connaissances et entend désormais relayer le message auprès de ses proches, notamment de ses filles. « Il faut connaître son corps, reconnaître les signes d’alerte et surtout consulter tôt. Ces choses-là peuvent sauver des vies », a-t-elle souligné.

À travers cette initiative, la Direction générale de la SNCFG entend contribuer au renforcement de la prévention en milieu professionnel et encourager les femmes à accorder une attention particulière à leur santé. Au-delà de la campagne Octobre Rose, le message porté par les organisateurs et les participantes reste essentiel : mieux connaître le cancer du sein, reconnaître les signes inhabituels et consulter sans tarder sont des gestes qui peuvent contribuer à améliorer les chances de prise en charge. La prévention et la solidarité doivent ainsi se poursuivre bien après la fin du mois d’octobre.

AAS