Conakry, 4 novembre 2026 – L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry accueille la deuxième édition du Guinea Model United Nations (GuiMUN 2026), une initiative qui vise à familiariser les jeunes avec les mécanismes de fonctionnement des Nations Unies, la diplomatie et les relations internationales. La cérémonie officielle d’ouverture a été marquée par la présence de représentants des autorités guinéennes, du système des Nations Unies, du corps diplomatique et du monde universitaire.
Placée sous le signe du dialogue, de la coopération internationale et de la recherche de solutions aux défis contemporains, cette deuxième édition rassemble des étudiants venus de Guinée et d’autres pays africains, notamment du Mali et du Gabon. Pendant trois jours, les participants prennent part à des simulations de l’Assemblée générale et, pour la première fois, du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Prenant la parole au nom du recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la professeure Marianne Béavogui, vice-rectrice de l’institution, a salué l’organisation de cette rencontre, qu’elle considère comme une occasion importante de préparer la nouvelle génération aux responsabilités internationales.
Elle a notamment rappelé que l’université ne doit pas se limiter à la transmission des connaissances théoriques, mais également constituer un espace de formation au leadership, au dialogue et à la recherche de solutions aux défis de demain. Elle a encouragé les jeunes délégués à faire preuve d’audace dans leurs propositions, de solidarité dans leurs démarches et de responsabilité dans la représentation des pays qui leur sont confiés.
De son côté, Maddalena Bertelotti, représentante de l’UNICEF et du système des Nations Unies en Guinée, a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à accompagner cette initiative pour la deuxième année consécutive. Elle a salué l’évolution du projet, notamment l’élargissement de la participation et l’introduction d’une simulation du Conseil de sécurité.
Évoquant les défis auxquels le monde est confronté, notamment les crises humanitaires, les changements climatiques, les tensions sécuritaires et les risques liés aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle, elle a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale et le dialogue multilatéral.
« La diplomatie ne consiste pas seulement à défendre une position, elle consiste aussi à comprendre celle des autres afin de trouver un terrain d’entente », a-t-elle rappelé aux jeunes participants, les invitant à être convaincants, mais surtout à rester à l’écoute les uns des autres.
500 jeunes touchés depuis le lancement des activités
Intervenant sur les objectifs de cette deuxième édition, Hadja Kadiatou Diallo, coordinatrice générale du GuiMUN 2026, a expliqué que le projet repose sur une démarche socio-éducative et bénévole destinée à initier les jeunes à la diplomatie, aux relations internationales, aux relations bilatérales et au multilatéralisme.
Selon elle, depuis le lancement des activités en mars 2026, environ 500 jeunes ont été touchés à travers les différentes formations et simulations organisées.
Le programme de cette édition s’étend sur 72 heures. Après la cérémonie d’ouverture et les discours de positionnement, les participants prendront part aux débats formels et informels, avant de procéder à la finalisation et au vote des résolutions.
Cette année, les travaux portent particulièrement sur l’intelligence artificielle et les technologies émergentes, notamment leur contribution potentielle à la prévention des conflits, au maintien de la paix et à la construction d’un monde plus sûr.
Les jeunes délégués, qui représentent symboliquement les 193 États membres des Nations Unies, ainsi que des organisations internationales et des pays observateurs, sont appelés à élaborer une résolution sous la forme d’un programme de dix ans. Ce document devra traduire leur vision de l’utilisation responsable des outils numériques et de l’intelligence artificielle au service de la paix et de la sécurité internationales.
Le GuiMUN voit plus grand pour 2027
Au-delà de cette deuxième édition, les organisateurs affichent déjà leurs ambitions pour l’année prochaine. La coordinatrice générale a annoncé la formalisation de l’initiative en une organisation non gouvernementale dénommée Youth for Peace and Security (Jeunesse pour la paix et la sécurité).
Pour 2027, cette structure envisage d’élargir les simulations à d’autres institutions et organisations internationales, notamment l’Union africaine, l’Union européenne et la CEDEAO, à travers un nouveau programme baptisé « Semaine de simulation des organisations » (SOS).
Les termes de référence de ce projet étant déjà élaborés, les responsables entendent désormais mobiliser des partenaires pour concrétiser cette nouvelle ambition.
À travers cette initiative, le GuiMUN entend faire de la jeunesse guinéenne et africaine un acteur mieux préparé aux enjeux diplomatiques, aux défis de la gouvernance mondiale et à la construction d’une paix durable.
Mariame Traoré




