Le ministère de l’Environnement et du Développement durable intensifie sa campagne de sensibilisation contre l’utilisation des plastiques à usage unique en Guinée. Ce lundi, à Conakry, le département a réuni des acteurs socio-économiques, notamment des journalistes, des administrateurs de marchés, des leaders religieux et des représentants de la société civile, afin de renforcer leur implication dans la lutte contre la pollution plastique. La rencontre a été présidée par le ministre Fassou Théa, entouré des membres de son cabinet.

Face à l’accumulation des déchets plastiques dans les quartiers, les marchés et les cours d’eau, le gouvernement entend renforcer la sensibilisation autour des mesures d’interdiction des plastiques à usage unique. Pour le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, la réussite de cette démarche repose sur une mobilisation collective et une meilleure appropriation des dispositions en vigueur par les populations.

Prenant la parole à l’ouverture de l’atelier, le ministre a salué l’orientation donnée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, à travers les textes portant interdiction des plastiques à usage unique en Guinée. Il a rappelé que cette décision vise à préserver la santé des populations et à protéger durablement l’environnement.

Dans son intervention, Fassou Théa a notamment mis l’accent sur les conséquences des déchets plastiques, qui dégradent le cadre de vie et obstruent les ouvrages d’assainissement. Une situation qui, selon lui, nécessite une réponse concertée et adaptée aux réalités des communautés.

« L’adhésion des citoyens constitue aujourd’hui une condition essentielle de la réussite de cette démarche », a souligné le ministre, appelant les différents acteurs à s’impliquer davantage dans la diffusion des messages de sensibilisation et dans le respect des mesures en vigueur.

Pour le ministre, les participants à cet atelier occupent une place stratégique dans la lutte contre la pollution plastique. Les professionnels des médias sont appelés à éclairer le débat public et à diffuser une information fiable, tandis que les leaders religieux peuvent contribuer à encourager des comportements plus respectueux de l’environnement au sein des communautés.

De leur côté, les administrateurs de marchés et les organisations de la société civile sont invités à faciliter le dialogue avec les commerçants et les populations, tout en faisant remonter leurs préoccupations.

L’objectif de cette rencontre est également de favoriser l’élaboration de messages de sensibilisation cohérents, adaptés aux différents publics, et de définir des actions concrètes accompagnées de mécanismes de suivi. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les structures concernées, les collectivités et les services compétents pour étendre cette mobilisation à l’ensemble du territoire national.

Conscient des changements que cette mesure impose aux producteurs, aux commerçants et aux consommateurs, Fassou Théa a également plaidé pour la promotion de solutions de remplacement appropriées et accessibles.

Le ministère entend ainsi poursuivre les échanges avec les administrations partenaires et l’ensemble des parties prenantes afin de réduire durablement la pollution plastique, tout en tenant compte des réalités socio-économiques du pays.

À travers cet atelier, les autorités misent sur l’engagement des acteurs de proximité pour faire évoluer les pratiques et renforcer le respect des dispositions en vigueur. Un défi collectif qui place la sensibilisation, le dialogue et la recherche d’alternatives au cœur de la lutte contre les plastiques à usage unique en Guinée.

AAS