La Direction générale de la Police nationale ordonne le renforcement des opérations de contrôle, de saisie et de constatation des infractions liées à la détention, à la consommation et à la commercialisation de la chicha et de ses produits connexes sur toute l’étendue du territoire national. Les responsables des services concernés sont appelés à appliquer strictement les textes en vigueur.

La lutte contre la chicha entre dans une nouvelle phase en Guinée. Dans une note circulaire adressée aux responsables des différents services et unités de police, la Direction générale de la Police nationale instruit ses équipes de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’application effective des mesures d’interdiction de ce produit et de ses accessoires.

Cette décision intervient dans un contexte où, selon la note, certaines personnes continuent de détenir, de consommer, de distribuer et de commercialiser la chicha, malgré les dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Pour renforcer l’application de ces mesures, les autorités policières s’appuient notamment sur la loi L/2012/039/CNT du 15 novembre 2012 relative à la réglementation du tabac et de ses produits dérivés, ainsi que sur l’arrêté conjoint du 5 janvier 2021 portant interdiction de l’importation, de la distribution et de la consommation de la chicha en République de Guinée.

La note circulaire fait également référence à une réquisition spéciale du procureur général, datée du 1er octobre 2026, ainsi qu’à des instructions de la Direction générale des Douanes relatives à la saisie de la chicha et des produits connexes.

Une opération coordonnée entre les forces de sécurité

Au-delà des instructions adressées aux services de police, la Direction générale entend renforcer la coordination opérationnelle entre les différentes structures impliquées dans cette lutte. À la suite d’une réunion interministérielle convoquée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile le 13 octobre 2026, une collaboration renforcée a été convenue entre la Police nationale, l’Office central anti-drogue (OCAD), la Direction générale des Douanes et la Gendarmerie nationale.

Les opérations devront être menées dans le respect des compétences de chaque service et des procédures légales encadrant la constatation des infractions, les saisies ainsi que la transmission des dossiers aux autorités compétentes.

Des comptes rendus exigés des responsables

Les instructions s’appliquent aux opérations engagées à compter du lundi 19 octobre 2026. Les responsables des services et unités concernés devront rendre régulièrement compte à leur hiérarchie des actions menées, des infractions constatées, des saisies effectuées, des difficultés rencontrées et des résultats obtenus.

Les directeurs centraux et régionaux de police, les commandants de groupements et d’unités, ainsi que les commissaires centraux, urbains et spéciaux sont chargés de l’exécution de ces directives.

À travers cette note circulaire, la Direction générale de la Police nationale affiche ainsi sa volonté de faire appliquer plus rigoureusement les mesures d’interdiction de la chicha en Guinée, en misant sur une action coordonnée des forces de sécurité et un suivi régulier des opérations sur le terrain.

AAS