La cinquième édition du Forum d’affaires et de coopération entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest francophone (WCAF 5) a pris fin à Conakry après deux journées d’échanges stratégiques, de rencontres économiques et de discussions autour des opportunités d’investissement. Marquée par une participation record et la signature de neuf accords, cette rencontre a mis l’accent sur la nécessité de transformer les partenariats noués en projets concrets au bénéfice des populations.

La cérémonie de clôture a été marquée par les interventions de Ben Coleman, député britannique et envoyé commercial du Royaume-Uni auprès du Maroc et de l’Afrique de l’Ouest francophone, et d’Ismael Nabé, ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement.
Neuf accords pour concrétiser les ambitions communes
Prenant la parole à cette occasion, Ben Coleman a salué les résultats enregistrés au cours de cette cinquième édition, tout en soulignant que le succès d’un forum économique ne se mesure pas uniquement au nombre de participants, mais surtout aux retombées concrètes des engagements pris.
Selon lui, les neuf accords signés constituent une avancée importante dans le renforcement des relations entre le Royaume-Uni et les pays d’Afrique de l’Ouest francophone. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en réalisations tangibles.
« Notre responsabilité est maintenant de nous assurer que ces neuf accords deviennent neuf histoires de progrès », a-t-il souligné, appelant les partenaires à maintenir la dynamique au-delà de la rencontre de Conakry.
Pour l’envoyé commercial britannique, la signature d’un accord ne constitue qu’une première étape. Le véritable défi réside dans sa mise en œuvre, à travers des responsabilités clairement définies, un suivi rigoureux et une coopération durable entre les différentes parties prenantes.
Plus de 1,5 milliard de dollars de projets soutenus par le Royaume-Uni
Dans son intervention, Ben Coleman a également mis en avant un portefeuille de projets soutenus par le Royaume-Uni depuis la précédente rencontre organisée à Lomé, un an plus tôt. Leur valeur contractuelle cumulée est estimée à environ 1,14 milliard de livres sterling, soit plus de 1,5 milliard de dollars américains, selon les chiffres présentés lors de la cérémonie.
Ces projets concernent plusieurs secteurs essentiels au développement, notamment l’énergie, l’accès à l’eau potable, l’éducation, les transports et les infrastructures publiques.
Pour le responsable britannique, ces investissements illustrent la capacité des partenariats économiques à produire des effets directs sur les conditions de vie des citoyens, tout en facilitant les activités des entreprises et en favorisant la croissance économique.
Il a par ailleurs invité les participants à préserver les acquis du forum, en repartant avec des engagements précis, des partenaires identifiés et des prochaines étapes clairement établies.
« Le véritable succès ne sera pas mesuré uniquement par ce qui a été dit, mais par ce qui se passera après notre rencontre », a-t-il rappelé en substance.
Ismael Nabé appelle à accélérer la transformation économique de l’Afrique
De son côté, le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismael Nabé, a salué la forte mobilisation enregistrée lors de cette cinquième édition du WCAF, qu’il a présentée comme un signe de l’intérêt croissant des partenaires pour les perspectives économiques de la région.
Au terme de deux journées consacrées au dialogue stratégique et aux rencontres d’affaires, le ministre a invité les participants à tirer les enseignements des échanges et à se projeter vers les actions à mener pour consolider les partenariats établis.
Il a exprimé la reconnaissance des autorités guinéennes envers les autorités britanniques, UK Export Finance, les organisateurs, les institutions partenaires ainsi que les entreprises ayant contribué à la tenue de l’événement.
Pour Ismael Nabé, l’enjeu dépasse désormais la mobilisation des investisseurs et la multiplication des rencontres économiques. Il s’agit de convertir cette dynamique en un véritable mouvement de transformation économique.
« L’Afrique ne manque ni de ressources, ni de marchés, ni d’ambition. Elle doit désormais transformer ses atouts en capacités productives », a-t-il affirmé.
Cette orientation place au cœur des priorités la valorisation des ressources, le développement des activités productives et la création de conditions favorables à des investissements capables de générer des retombées durables.
Au-delà du forum, le défi de la mise en œuvre
Les interventions prononcées lors de la cérémonie de clôture ont convergé vers une même exigence : faire des engagements pris à Conakry le point de départ d’actions concrètes.
La signature des neuf accords, la présentation des projets soutenus par le Royaume-Uni et la participation des institutions publiques, des entreprises, des banques et des investisseurs témoignent de l’importance accordée au renforcement des relations économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest francophone.
Toutefois, la portée réelle de cette cinquième édition dépendra de la capacité des partenaires à assurer le suivi des accords, à mobiliser les financements nécessaires et à faire avancer les projets annoncés.
En clôturant les travaux, les responsables ont ainsi lancé un appel à maintenir la dynamique de coopération engagée à Conakry. L’ambition affichée est de faire évoluer les relations institutionnelles et commerciales vers des investissements effectifs, une croissance économique durable et une amélioration des conditions de vie des populations.
Au terme de WCAF 5, le message est clair : les engagements pris doivent désormais se traduire en réalisations mesurables.
Mariame Traoré




