À l’approche de l’Assemblée générale élective de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) fixée au 27 octobre, la bataille pour la présidence entre dans sa dernière ligne droite.
Sur le terrain, l’ancien président Mamadou Antonio Souaré confirme son statut de grand favori grâce à une stratégie mûrement réfléchie, aux antipodes du bruit médiatique. Porté par une vision claire et une fine connaissance des rouages du football national, son camp imprime un rythme que ses adversaires peinent à suivre.
1. Le tandem Almamy-Sampou : Maîtres d’œuvre d’une cartographie électorale maîtrisée
Le secret de la percée d’Antonio Souaré réside avant tout dans un travail de titan réalisé au plus près de la base. Épaulé par le duo aguerri formé par Almamy et Sampou, le candidat multiplie les contacts ciblés auprès des grands électeurs.
Ces deux véritables « guerriers » de l’appareil footballistique possèdent une lecture clinique de la cartographie électorale. Plutôt que de parier sur des effets d’annonce, ils ratissent le terrain, recensent les attentes des clubs et courtisent chaque membre statutaire avec un respect et une considération qui tranchent avec l’arrogance affichée ailleurs. Cette approche de proximité rassure les acteurs du football et cimente une alliance solide en vue du vote du 27 octobre.
2. La débandade du camp Mamady Doumbouya face au rejet du trio Sory-Séga-Bakary
Pendant que la machine Antonio Souaré engrange les soutiens, le camp de Mamady Doumbouya traverse une zone de turbulence critique. La liste subit un rejet de plus en plus marqué de la part des membres statutaires, plombée par la présence et l’influence controversée du trio composé de Sory Doumbouya, Séga Diallo et Bakary Diaby.
Perçu par le football profond comme un attelage déconnecté des réalités du terrain et porteur de divisions, cet attrait de figures contestées provoque une fuite en avant des grands électeurs. Loin d’attirer les suffrages, cet attelage subit un désaveu progressif qui érode ses chances de victoire.
3. Le naufrage de la liste « Lilou » et l’inexistence de Bachir
Les autres belligérants ne pèsent désormais plus lourd dans la balance. La liste du Dr Ibrahima Kalil Kaba (« Lilou »), déjà lourdement handicapée par son passif politique et les ennuis judiciaires de ses parrains, a définitivement pris un plomb dans l’aile, perdant ses derniers fidèles dans la course. Quant à la candidature de Bachir, elle apparaît aujourd’hui totalement inexistante sur le terrain, confinée à une simple figuration loin des enjeux réels du scrutin.
Pour finir, à quelques jours du verdict des urnes, la dynamique est clairement du côté d’Antonio Souaré. Grâce à un travail de fond méthodique, au tact politique de ses lieutenants Almamy et Sampou, et à une crédibilité restaurée face aux faux pas de ses rivaux, le chemin vers la victoire semble grand ouvert. Sauf surprise de dernière minute, la famille du football guinéen s’apprête à plébisciter l’expérience et l’efficacité le 27 octobre prochain.
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