Coup de balai dans l’administration locale de la région administrative de Siguiri. À travers une décision signée le 3 novembre 2026, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a prononcé le limogeage de 479 présidents de conseils de districts et de quartiers. Ces responsables sont notamment accusés d’avoir favorisé l’orpaillage illégal, la dégradation de l’environnement et l’installation d’étrangers en situation irrégulière.
La décision D/2026/0420/MATD/CAB/SG vise un total de 479 responsables locaux de la région administrative de Siguiri. Selon les motifs avancés par le ministère, ces présidents auraient favorisé des activités d’orpaillage clandestin ainsi que l’exploitation artisanale et semi-artisanale de l’or.
L’autorité ministérielle leur reproche également d’avoir contribué à la dégradation de l’environnement, à la destruction des terres cultivables, à la pollution des eaux et à la détérioration des ressources halieutiques, de la faune et de la flore. Le document évoque aussi l’hébergement et l’emploi d’étrangers en situation irrégulière.
Au-delà des limogeages, la décision prévoit également des suites judiciaires. Son article 2 précise que les présidents de conseils de districts et de quartiers dont l’implication dans les activités d’orpaillage illégal, notamment dans l’accueil et l’installation d’étrangers en situation irrégulière, sera établie, feront l’objet de poursuites devant les juridictions compétentes, conformément aux lois en vigueur.
Pour assurer la continuité de l’administration locale, les premiers vice-présidents des conseils concernés sont appelés à remplacer les responsables limogés. Ils auront pour mission de garantir le fonctionnement normal des organes des districts et des quartiers, dans le respect des textes réglementaires.
Le secrétaire général de la préfecture de Siguiri ainsi que les maires des communes concernées sont chargés de l’application de cette décision, qui prend effet à compter de sa date de signature.
Cette mesure intervient dans un contexte de préoccupations persistantes autour de l’orpaillage clandestin dans la préfecture de Siguiri, une zone aurifère confrontée à d’importants défis environnementaux et sécuritaires. La liste ci-dessous
AAS




