Le compte à rebours est désormais lancé pour deux importantes échéances électorales en Guinée. Le président de la République, Mamadi Doumbouya, vient de convoquer officiellement les collèges électoraux en vue des élections régionales du 29 novembre et des élections sénatoriales du 20 décembre 2026. Deux scrutins indirects qui mobiliseront respectivement 8 783 et 8 780 grands électeurs à travers le pays.

L’annonce est contenue dans le décret D/2026/343/PRG/SGG, qui précise les modalités de participation à ces deux consultations électorales. Cette convocation intervient après la fixation des dates des scrutins par un précédent décret présidentiel, en date du 12 octobre 2026.

Les régionales : 8 783 conseillers communaux concernés

Première échéance au calendrier : le dimanche 29 novembre 2026. À cette date, les conseillers communaux seront appelés à élire les futurs membres des conseils régionaux.

Il ne s’agira donc pas d’un vote ouvert à l’ensemble des citoyens inscrits sur les listes électorales. Le choix des représentants régionaux sera effectué par les conseillers communaux, conformément au mécanisme du suffrage indirect prévu par la législation électorale.

D’après les dispositions du décret présidentiel, 8 783 grands électeurs sont concernés par cette consultation sur l’ensemble du territoire national. L’enjeu est de mettre en place les conseils régionaux, des structures appelées à contribuer à la gouvernance des collectivités territoriales et à la conduite des politiques de développement local.

Sénat : rendez-vous fixé au 20 décembre

Trois semaines après les élections régionales, les regards seront tournés vers les sénatoriales. Le dimanche 20 décembre 2026, les grands électeurs retourneront aux urnes pour désigner une partie des membres de la future chambre haute du Parlement guinéen.

Pour ce scrutin, le collège électoral réunira les conseillers communaux et les conseillers régionaux, selon les dispositions du Code électoral.

Le décret présidentiel fait état de 8 780 électeurs appelés à prendre part à cette consultation. Ils auront pour mission d’élire les deux tiers des membres du Sénat, conformément aux dispositions prévues par la Constitution.

Cette élection représente une étape déterminante dans la mise en place de cette institution constitutionnelle, qui doit prendre part à l’exercice du pouvoir législatif en Guinée.

Plusieurs institutions engagées dans l’organisation des scrutins

La mise en œuvre de ces deux rendez-vous électoraux nécessitera la mobilisation de plusieurs départements ministériels. Le décret interpelle notamment les ministères en charge de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, de la Justice et des Droits de l’homme, de la Sécurité et de la Protection civile, de la Défense nationale ainsi que de l’Économie, des Finances et du Budget.

Les institutions et services compétents en matière électorale sont également appelés à prendre les dispositions nécessaires, chacun dans le cadre de ses attributions, pour assurer l’application du décret présidentiel.

Avec cette convocation officielle, la Guinée s’engage dans une nouvelle séquence de son calendrier électoral. Les élections régionales du 29 novembre, suivies des sénatoriales du 20 décembre 2026, doivent contribuer à compléter l’architecture institutionnelle prévue par la nouvelle Constitution.

AAS