La lutte contre l’exploitation illégale de l’or à Siguiri prend un nouveau tournant avec la radiation de 22 responsables territoriaux et membres des forces de défense et de sécurité. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a signé mardi soir un décret mettant fin à leurs fonctions au sein de la fonction publique et des corps concernés. La décision a été rendue publique à la télévision nationale.
Les faits reprochés à ces responsables concernent leur implication présumée dans le développement de l’orpaillage clandestin et l’exploitation artisanale et semi-artisanale de l’or dans la région. Le décret leur impute également une responsabilité dans les dommages environnementaux liés à ces activités, notamment la dégradation des terres agricoles, la détérioration des cours d’eau et la destruction des ressources halieutiques, de la faune et de la flore.
La liste des personnes concernées comprend des officiers de différents grades, des policiers ainsi que plusieurs responsables de l’administration territoriale, dont des préfets par intérim et des sous-préfets.
Il s’agit de :
- Colonel Fadjimba Mara
- Capitaine de Police Mohamed Lamine Koita
- Capitaine de police Sory Camara
- Mamy Camara, sous préfet
- Commandant Fodé Isak Camara
- Naman Kourouma, sous préfet
- Lieutenant colonel Pépé Doualamou
- Abou Kanté, sous préfet
- Amidou Cissé, sous préfet
- Djanko Camara, sous préfet
- Sous lieutenant Ibrahima 2 Camara, préfet par intérim
- Lieutenant Moussa Oularé
- Lansana Abdoulaye Kourouma, sous préfet
- Sous lieutenant Rogé Lamah
- Lancé Kourouma, sous préfet
- Baba Sidibé, sous préfet
- Lieutenant colonel Moussa Diakité, sous préfet
- Morlaye Soumah, sous préfet
- Djiba condé, sous préfet
- Almamy Konaté, sous lieutenant
- Lieutenant colonel Richard Yaradounou
- Aliou Camara, préfet par intérim
Par cette mesure, les autorités mettent en cause des représentants de l’État dans une problématique qui touche directement la préservation des ressources naturelles et le contrôle des activités minières à Siguiri. Les accusations devront toutefois être distinguées d’éventuelles décisions judiciaires, le décret faisant état de faits reprochés à ces responsables.
AOD




