Le 2 novembre 2026, les urgences médico-chirurgicales de Siguiri ont pris en charge Maloba Sidibé, 28 ans, mère de deux enfants. Son mari est accusé de l’avoir attaquée à la machette à Djilèngbè (sous-préfecture de Kondjanakoro, préfecture de Djalakoro), après avoir fouillé son téléphone en pleine nuit.
Une patiente arrivée en état de choc hémorragique
Le lieutenant Abdoulaye Bassirou Condé, médecin d’appui aux urgences, a décrit à visionguinee.info l’état de la victime à son arrivée. Elle avait des blessures aux jambes, à la tête, au menton et au coude droit, « comme si quelqu’un l’avait découpée à l’aide d’un coupe-coupe ». Au coude, l’os était à nu. « Nous l’avons reçue en état de choc hémorragique », précise-t-il. L’équipe a dû la réanimer. Selon lui, « elle a commencé à se réveiller avant même que nous ne terminions ». Le praticien assure aujourd’hui « je peux vous rassurer qu’elle est hors de danger ».
Un téléphone fouillé vers 3 heures du matin
Dès qu’elle a pu s’exprimer, la patiente a donné sa version au médecin. D’après le lieutenant Condé, son mari a fouillé son téléphone vers 3 heures du matin et y a trouvé un contenu qui lui a déplu, puis s’en est violemment pris à elle. Le médecin résume ce qu’elle lui a fait comprendre en disant que l’agression serait survenue « à cause de l’application TikTok ». Il s’agit du récit de la victime, rapporté par le médecin.
Des voisins décisifs
Pour le médecin, l’intervention des habitants du voisinage a été déterminante. « C’est grâce à l’intervention des voisins que la dame a été sauvée. »
Un appel au calme adressé aux deux familles
Le lieutenant Condé redoute une escalade entre les proches de la victime et ceux de l’agresseur présumé. « Nous craignons des conflits entre les deux familles. Il faut éviter cela », déclare-t-il, rappelant qu’il a déjà assisté à des cas similaires où les réactions avaient été très violentes. Il lance un appel. « Je souhaite que les deux familles prennent de la hauteur. »
Il s’adresse aussi à la population. « Laissez les téléphones de vos proches tranquilles. Ne plaisantez pas avec ça. Cela peut détruire une famille. »
Ce que l’on ne sait pas encore
Les informations disponibles proviennent uniquement du médecin et de ce que la victime lui a confié. La version du mari n’a pas été recueillie. On ignore s’il a été interpellé ou si une plainte a été déposée.
AOD




