Le Conseil de quartier de Bambéto poursuit ses opérations hebdomadaires d’assainissement. Ce samedi 31 octobre 2026, responsables locaux, jeunes et citoyens se sont une nouvelle fois mobilisés pour nettoyer les points noirs du quartier, notamment les abords de l’échangeur de Bambéto. Une initiative confrontée à des difficultés liées à la gestion des déchets et à la collaboration entre quartiers voisins.


À Bambéto, la lutte contre l’insalubrité se poursuit. Comme chaque samedi, les membres du Conseil de quartier, accompagnés de plusieurs citoyens, ont investi le terrain dès 7 h 30 ce 31 octobre 2026 pour débarrasser les espaces publics des ordures et assainir les zones considérées comme des points noirs du quartier.
À la tête de cette mobilisation, le président du Conseil de quartier de Bambéto, Eladou Ammar Ousmane Diallo, a réaffirmé la détermination des autorités locales à maintenir cette dynamique d’assainissement.
« Chaque samedi, nous venons nettoyer les environs de l’échangeur de Bambéto. Aujourd’hui encore, nous sommes là depuis 7 h 30 et, inch’Allah, nous allons poursuivre le travail jusqu’à ce que tout soit propre », a-t-il expliqué.
Toutefois, cette opération ne se déroule pas sans difficultés. Le président du Conseil de quartier déplore notamment les problèmes liés au dépôt des déchets provenant de certains quartiers voisins, notamment Coloma et Dar es Salaam. Selon lui, malgré les efforts consentis par les habitants de Bambéto, les déchets continuent d’être déversés dans les espaces déjà nettoyés.
Face à cette situation, il sollicite l’intervention des autorités compétentes, notamment l’État et la commune de Ratoma, afin de renforcer la collaboration avec les responsables des autres collectivités concernées.
« Nous demandons l’aide de l’État et de la commune de Ratoma pour qu’ils puissent échanger avec les responsables des autres communes. Depuis le découpage administratif, nous rencontrons des difficultés que nous n’avions pas auparavant », a-t-il déploré.

De son côté, le dispositif de collecte des ordures repose également sur une collaboration avec une société d’assainissement. Les ménages sont abonnés à un système de collecte par sacs, récupérés à l’aide de tricycles avant leur transfert dans des camions destinés à l’évacuation des déchets vers les sites de traitement.
Malgré ce mécanisme, les responsables locaux estiment que les moyens disponibles restent insuffisants au regard de l’ampleur des besoins.
Le président du Conseil de quartier rappelle que cet engagement remonte à l’inauguration de l’échangeur de Bambéto, en présence du président de la République, Mamadi Doumbouya. À cette occasion, les responsables locaux avaient pris l’engagement d’assurer l’entretien permanent de cet ouvrage et de ses environs.
« Depuis l’installation de l’échangeur, nous sommes là. Nous veillons à son entretien pour préserver la propreté, la paix et le cadre de vie de la population », a-t-il souligné.
Malgré les difficultés, le Conseil de quartier entend maintenir ces opérations chaque samedi. Son président lance ainsi un appel aux jeunes et à l’ensemble des habitants de Bambéto, mais également des quartiers voisins, à s’impliquer davantage dans cette initiative citoyenne.
Pour les responsables locaux, l’assainissement ne saurait être uniquement l’affaire des autorités. Il nécessite également la participation active des populations et un accompagnement institutionnel durable.
Mariame Traoré




