L’Institut itinérant de formation et de prévention intégrée contre la drogue et les autres conduites addictives (IIFPIDCA) a lancé, ce lundi à Conakry, une mission d’assistance technique consacrée au diagnostic des capacités nationales de prévention et de lutte contre la drogue en République de Guinée. Cette initiative, menée avec l’appui de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), vise à dresser un état des lieux des dispositifs existants et à identifier les besoins prioritaires.
Dans son discours d’ouverture, le directeur général de l’IIFPIDCA, Dr Thierno Bah, a souligné l’importance de cette démarche pour mieux cerner les moyens dont dispose le pays dans ce domaine. « Cette mission répond à un besoin important : mieux connaître les capacités dont dispose notre pays en matière de prévention et de lutte contre la drogue, les actions déjà engagées et les besoins qui restent à prendre en compte », a-t-il déclaré.

Durant cette mission, des consultations seront organisées auprès des différentes institutions et des acteurs impliqués dans la prévention et la lutte contre la drogue en Guinée. Ces échanges permettront notamment d’examiner les capacités existantes, les initiatives déjà engagées, les difficultés rencontrées ainsi que les besoins exprimés sur le terrain.
L’objectif est de parvenir à un diagnostic global, fondé sur les réalités nationales, afin de mettre en évidence les acquis, les insuffisances et les priorités d’intervention. Pour le directeur général de l’IIFPIDCA, les résultats de ce travail devront servir de base à la réflexion et à l’orientation des actions futures.
« L’objectif est de disposer, au terme de ce travail, d’un diagnostic global et aussi fidèle que possible à la réalité nationale, qui puisse faire ressortir les acquis, les insuffisances et les priorités à prendre en compte », a précisé Dr Thierno Bah.
Le responsable a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans les missions de l’IIFPIDCA, notamment en matière de prévention, de formation, de recherche et de prise en charge des conduites addictives. Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance de l’accompagnement technique de l’ONUDC pour garantir une démarche méthodique et aboutir à des recommandations adaptées au contexte guinéen.
« L’accompagnement technique de l’ONUDC est important pour conduire ce travail avec méthode. Nous souhaitons que les échanges soient constructifs et que les informations recueillies permettent de formuler des recommandations adaptées au contexte guinéen », a-t-il affirmé.
Au-delà des consultations institutionnelles, cette mission repose également sur la mobilisation et la collaboration des équipes impliquées. Dr Thierno Bah a ainsi invité ses collaborateurs à faire preuve de disponibilité, d’organisation et d’engagement afin d’assurer le bon déroulement des activités.
Insistant sur la nécessité de préserver l’objectivité du processus, il a rappelé que les conclusions ne devaient pas être anticipées, mais découler d’une analyse sérieuse des réalités du terrain.
« Nous devons garder à l’esprit que l’objectif n’est pas d’anticiper les conclusions, mais de contribuer à un diagnostic sérieux, fondé sur les réalités du terrain et utile à la réflexion sur les actions futures », a-t-il souligné.
Pour sa part, Crispin Sangara, Représentant Pays de l’ONUDC en Guinée a souligné qu’il s’agit d’une mission « un peu plus large qui va sur les diagnostics de l’existant en matière de prévention et de lutte contre la drogue».

La mission d’assistance technique ONUDC-IIFPIDCA s’ouvre ainsi sur une volonté de mieux comprendre les capacités nationales de prévention et de lutte contre la drogue, dans la perspective d’identifier les défis à relever et de proposer des pistes d’amélioration adaptées aux besoins de la Guinée.
Mariame Traoré




