Le concours national de recrutement de 6 000 enseignants a démarré ce samedi 17 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire guinéen. À Kindia, l’affluence est particulièrement importante, avec 13 872 candidats répartis dans 31 centres d’examen. Une mobilisation qui place la région au cœur de cette opération de recrutement dans la Fonction publique.

Les salles d’examen ont accueilli, ce samedi, des milliers de postulants venus tenter leur chance au concours national de recrutement de nouveaux enseignants. À Kindia, l’ampleur de la participation témoigne de l’intérêt suscité par cette initiative gouvernementale, qui prévoit 6 000 postes à pourvoir pour près de 39 000 candidats à l’échelle nationale.

Le lancement officiel des épreuves a été présidé par N’Faly Sylla, secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, en présence des autorités administratives locales. Avec ses 13 872 candidats inscrits, la région de Kindia enregistre l’une des plus fortes concentrations de postulants à ce concours organisé dans les sept régions administratives du pays.

Pour les candidats, cette journée représente une occasion de décrocher un emploi dans le secteur public et de participer au renforcement du système éducatif guinéen. Dans les différents centres, l’accueil, l’installation des candidats et le démarrage des compositions ont mobilisé les équipes chargées de l’organisation.

Présent sur le terrain, N’Faly Sylla s’est félicité du choix d’organiser désormais les concours de recrutement à l’intérieur du pays. Selon lui, cette démarche répond à la vision du président de la République, Mamadi Doumbouya, visant à rapprocher l’administration des citoyens et à faciliter la participation des candidats issus des différentes régions.

« C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime ce matin en venant à Kindia, qui reçoit le plus grand nombre de candidats », a-t-il déclaré, avant de rappeler que les postulants n’auront plus systématiquement besoin de se rendre à Conakry pour participer aux concours nationaux.

Le secrétaire général du département a également salué la participation des femmes, qu’il considère comme un signe encourageant en matière d’accès aux opportunités professionnelles. Il a, par ailleurs, mis en avant la mobilisation des autorités locales et les dispositions prises pour assurer le bon déroulement des épreuves.

La fraude dans le viseur des autorités

La question de la transparence figure parmi les principales préoccupations des organisateurs. Sur ce point, N’Faly Sylla a affiché une position ferme, annonçant une politique de tolérance zéro face à toute tentative de fraude.

Un mécanisme de signalement a notamment été mis en place à travers le numéro 1017, en collaboration avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information. Les candidats et les citoyens peuvent également signaler les faits suspects sur la plateforme alerte.gov.gn. Les incidents rapportés doivent être recensés et transmis aux autorités compétentes afin que les mesures appropriées soient prises.

Concernant la correction des copies, le responsable a indiqué qu’elles seraient acheminées vers un centre sécurisé à Conakry, où un système de lecture optique sera utilisé pour le traitement des résultats.

Interrogé sur la situation des enseignants contractuels, il a rappelé l’existence d’un accord signé en janvier dernier, soulignant la volonté de l’État de respecter ses engagements tout en préservant le principe d’égalité d’accès à la Fonction publique.

Les autorités locales mobilisées

Le gouverneur de la région administrative de Kindia, le CGP Mamadou Camara, a pour sa part salué la confiance accordée aux autorités régionales pour la conduite de cette opération. Il a souligné que le choix de Kindia pour accueillir un nombre aussi important de candidats traduit la capacité des structures locales à accompagner l’organisation d’activités d’envergure nationale.

« Sur les 39 000 candidats, Kindia a reçu près de 14 000 candidats », a-t-il rappelé, précisant que les autorités des ministères concernés avaient estimé que la région disposait des capacités nécessaires pour assurer le bon déroulement du concours.

Du côté des candidats, les premières impressions sont également positives. Aminata Hélène Camara a confirmé que les épreuves avaient commencé dans de bonnes conditions, après l’accueil et l’installation des postulants.

« Le concours a bien débuté. Il y a eu l’accueil des candidats, leur installation et, maintenant, nous sommes en train de composer », a-t-elle témoigné.

Avec près de 14 000 candidats mobilisés dans ses 31 centres, Kindia constitue un point névralgique de ce concours national. Au-delà de l’affluence, l’enjeu reste désormais la transparence du processus de sélection et la possibilité, pour les candidats retenus, d’intégrer les rangs de la Fonction publique guinéenne afin de renforcer les effectifs du système éducatif.

Moussa Kollet depuis Kindia