Le gouvernement guinéen table sur une croissance économique de 8,6 % en 2026 et une inflation de 5,2 %, selon les projections évoquées par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé. Devant les députés, ce samedi 24 octobre, il a souligné la nécessité de traduire la dynamique économique attendue en améliorations concrètes pour la population.
Dans son discours consacré à la présentation du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, le ministre a rappelé que les perspectives nationales devaient être appréciées à la lumière d’un environnement international incertain. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la hausse des prix de certaines matières premières et le resserrement des financements extérieurs figurent parmi les facteurs susceptibles de peser sur les économies africaines.
Face à ces risques, Ismaël Nabé a défendu une approche associant la préservation des équilibres macroéconomiques et la poursuite des investissements nécessaires à la transformation du pays.
« Nos perspectives économiques demeurent porteuses », a-t-il déclaré, tout en mettant en garde contre une lecture de la croissance limitée aux seuls indicateurs macroéconomiques.
Pour le ministre, l’enjeu est de faire en sorte que l’activité économique génère des emplois, améliore les revenus et favorise l’accès aux infrastructures et aux services sociaux. « La croissance, à elle seule, ne suffit pas. Elle doit se traduire en emplois, en revenus, en infrastructures, en services sociaux de qualité et en opportunités économiques sur l’ensemble du territoire », a-t-il insisté.
Cette orientation s’inscrit dans le cadre du programme Simandou 2040, présenté comme le référentiel de la transformation économique et sociale de la Guinée. Ismaël Nabé a notamment plaidé pour une meilleure articulation entre la planification nationale, la programmation budgétaire, l’investissement public et l’exécution des politiques sectorielles.
Le ministre a également rappelé que les tensions internationales imposaient davantage de prudence dans la gestion des ressources publiques. Il s’agit, selon lui, de maintenir les ambitions de développement tout en veillant à la soutenabilité des finances publiques.
Les projections de croissance annoncées constituent ainsi un objectif économique qui devra être accompagné d’une exécution rigoureuse des politiques publiques et de résultats mesurables pour les populations.
AOD




