Devant les députés, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a présenté les principaux engagements financiers annoncés par les partenaires de la Guinée. Lors de la séance plénière consacrée au projet de loi de finances rectificative pour 2026, ce samedi 24 octobre, il a insisté sur la nécessité de transformer ces annonces en projets effectivement réalisés.
Selon le ministre, les ressources attendues au titre de la coopération internationale s’élèvent à 284,8 millions de dollars pour la période 2025-2026. À cette enveloppe s’ajoutent plusieurs engagements et perspectives de financement dans des secteurs jugés prioritaires par les autorités.
Parmi les annonces citées figurent 100 millions de yuans de la Chine sous forme d’appui non remboursable pour des projets à fort impact social, ainsi que 8 millions de dollars destinés à la réalisation de 400 forages d’eau potable. Ismaël Nabé a également évoqué 170 millions de dollars annoncés par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) pour le développement et la construction d’universités, 50 millions de dollars du Fonds saoudien de développement pour le PDRI II et un partenariat de 280 millions de dollars avec le Fonds de l’OPEP pour la période 2026-2028.
Les perspectives évoquées concernent aussi les infrastructures routières, avec 200 millions de dollars envisagés auprès du Groupe de la Banque islamique de développement pour l’autoroute Kagbélen-Tanènè. La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a, pour sa part, annoncé des engagements de 310,5 millions d’euros pour six projets prioritaires. Le ministre a enfin mentionné les perspectives de coopération avec la France et le Japon, ainsi que le relèvement de l’ambition d’investissement britannique en Guinée, passée de 1,8 à 2,7 milliards de livres sterling.
Pour Ismaël Nabé, l’enjeu ne réside pas uniquement dans la mobilisation de ressources, mais dans leur transformation en réalisations concrètes. « Notre responsabilité consiste désormais à franchir les prochaines étapes : transformer les intentions en accords opérationnels, les accords en projets bancables, les financements en investissements réalisés et les investissements en résultats tangibles », a-t-il déclaré.
Cette exigence de concrétisation s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’aligner les partenariats extérieurs sur les priorités du programme Simandou 2040. Le ministre a également indiqué que les discussions avec le Fonds monétaire international se poursuivaient en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier.
L’objectif affiché est de faire correspondre davantage les ressources mobilisées aux besoins de développement du pays, notamment dans les infrastructures, l’éducation, l’accès à l’eau et la transformation industrielle.
AOD




