La Guinée cherche à consolider sa crédibilité auprès des investisseurs et des institutions financières internationales. Devant les députés, ce samedi 24 octobre, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a présenté plusieurs évolutions qu’il considère comme des signaux encourageants pour les perspectives économiques du pays.
Le ministre a notamment rappelé que la notation souveraine initiale attribuée à la Guinée par S&P Global Ratings en septembre 2025, à B+ avec une perspective stable, avait été confirmée en mars 2026, avec une perspective relevée à positive.
Il a également évoqué l’acceptation, le 16 septembre 2026, de la candidature de la Guinée à l’adhésion au Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), puis le relèvement, le 16 octobre, du classement du risque-pays de la catégorie 7 à la catégorie 6.
Pour Ismaël Nabé, ces évolutions renforcent la lisibilité de la trajectoire économique guinéenne et peuvent ouvrir de nouvelles possibilités de dialogue avec les investisseurs et les partenaires financiers.
« Ces évolutions constituent des signaux encourageants, renforcent la lisibilité de notre trajectoire et ouvrent des perspectives supplémentaires pour notre dialogue avec les investisseurs et les partenaires financiers », a-t-il déclaré.
Le ministre a également mis en avant les nouvelles responsabilités internationales confiées à la Guinée en 2026. Le pays a été élu au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029. Il assure par ailleurs la présidence du Conseil des gouverneurs de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et celle du bureau de la 16e Conférence des Parties de l’African Risk Capacity.
Ces positions offrent à Conakry des espaces supplémentaires de participation aux discussions sur les politiques économiques et le développement du continent.
Ismaël Nabé estime toutefois que la reconnaissance internationale doit s’accompagner de progrès concrets dans la gestion économique et la réalisation des projets. La consolidation de la crédibilité financière passe, selon son intervention, par la qualité des statistiques, la planification stratégique, la discipline budgétaire et l’utilisation efficace des ressources mobilisées.
L’enjeu est désormais de convertir ces signaux institutionnels et financiers en investissements, en partenariats opérationnels et en résultats durables pour l’économie guinéenne.
AOD




