Ce lundi, la vie vient de nous infliger l’une de ces douleurs que l’on peine à accepter. Séné Diallo, animateur, présentateur radio et télévision; mon collègue et ami, amoureux passionné du métier, s’en est allé. Et avec lui, c’est une voix singulière, une énergie commune et une bonne dose de cette joie communicative qui illuminait nos journées qui semblent s’éteindre.

Mais pour moi, Séné n’était pas simplement un collègue de la presse. Il était une personnalité à part, un homme qui ne ressemblait à personne, un être dont l’humour, la spontanéité, l’énergie débordante et la manière bien à lui d’habiter chaque instant rendaient la présence inoubliable.

J’ai fait la connaissance de Séné en 2020, alors que je venais d’intégrer Djoma Média, l’un des plus grands projets médiatiques que la Guinée et la sous-région aient connus. C’est dans cet univers d’ambition, de créativité et de passion professionnelle que nos chemins se sont croisés. Je ne savais pas encore que cette rencontre allait donner naissance à l’une de ces relations humaines que le temps ne fait que rendre plus précieuses.

Très vite, Séné m’a témoigné une affection particulière. Il m’a adopté comme un petit frère, avec cette chaleur spontanée qui le caractérisait si bien. Mais au-delà de l’affection fraternelle, il avait surtout appris à apprécier mon engagement, mon ardeur au travail et ma détermination à donner le meilleur de moi-même.

C’est ainsi qu’il m’a attribué ce surnom qui, désormais, restera gravé dans ma mémoire comme une marque indélébile de notre complicité : « LE GÉNÉRAL ».

Ah, Séné ! Tu ne m’appelais presque jamais autrement. « Le Général » par-ci, « Le Général » par-là… Ce surnom, lancé avec ta manière particulière de plaisanter, était devenu bien plus qu’un simple mot. C’était notre petit signe de reconnaissance, une expression de ton affection, un fragment de cette histoire que nous avons écrite ensemble au fil des années.

Aujourd’hui, en repensant à cette appellation, mon cœur se serre. Séné, nous avons partagé des projets, collaboré sur plusieurs émissions et vécu des années de travail au cours desquelles j’ai pu mesurer, de près, ton amour pour ce métier. Tu étais de ceux qui ne se contentaient pas d’occuper un micro ou de se tenir devant une caméra : tu y mettais ton âme, ton tempérament, ton intelligence du public et cette énergie qui faisait de toi un homme difficile à confondre avec un autre.

Tu es parti presque silencieusement, laissant derrière toi des cœurs meurtris et des souvenirs qui, eux, refusent de se taire. Pour ceux qui t’ont connu, qui ont travaillé avec toi, qui ont partagé tes éclats de rire ou simplement croisé ton chemin, ton absence aura désormais un goût particulier.

Pour ma part, c’est une douleur profonde. Parce que je ne pleure pas seulement un confrère. Je pleure un compagnon de route, un frère de circonstance devenu frère de cœur, un homme avec lequel j’ai partagé une partie importante de mon parcours professionnel. Je pleure celui qui m’appelait « Le Général » et qui, par ce simple surnom, avait trouvé une manière bien à lui de me rappeler notre lien.

Repose en paix, grand frère Séné Diallo.

Merci pour les rires. Merci pour la fraternité. Merci pour ces années de collaboration et pour cette affection que tu m’as témoignée. Merci surtout pour ce surnom, « Le Général », qui résonnera désormais en moi comme un héritage affectif, un rappel de notre histoire et une parcelle de toi que je garderai précieusement.

Moi, je garderai précieusement le souvenir de Séné, mon collègue, mon ami, mon frère.

Et chaque fois que j’entendrai « Le Général », une partie de moi pensera à toi.

À ta famille, à tes proches, à tes collègues de Djoma média et partout où tu es passé, j’adresse mes condoléances les plus attristées.

Tu es parti, mais tu ne seras pas oublié.

« Le Général » ne t’oubliera jamais !