Le gouvernement guinéen entend renforcer la planification économique à partir de données statistiques plus fiables. Devant les députés, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a présenté les principales opérations statistiques engagées en 2026, qu’il considère comme essentielles pour mieux orienter les décisions publiques.

Le ministre a notamment évoqué les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), ceux de la sixième Enquête démographique et de santé (EDS-6), ainsi que le lancement de la deuxième Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages.

À ces opérations s’ajoute la collecte des données du premier Recensement général des entreprises de Guinée (RGE-1). Cette enquête doit permettre de mieux connaître le tissu économique national, d’identifier les secteurs présentant un potentiel de développement et de disposer d’informations plus précises sur les entreprises.

« Nous voulons progressivement passer d’une économie que nous observons de manière partielle à une économie que nous connaissons, mesurons et pilotons avec davantage de précision », a déclaré Ismaël Nabé.

La connaissance du tissu productif constitue notamment un enjeu pour l’accompagnement des petites et moyennes entreprises et l’orientation des investissements. Des données plus précises doivent permettre aux autorités de mieux identifier les besoins économiques et de mieux évaluer les effets des politiques publiques.

Le ministre a également cité la présentation du troisième Rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable parmi les démarches destinées à renforcer la culture de la donnée et de l’évaluation.

Cette orientation doit accompagner la mise en œuvre du programme Simandou 2040. Pour Ismaël Nabé, les décisions budgétaires et les investissements publics doivent être davantage reliés aux priorités nationales, aux besoins des territoires et aux résultats attendus.

Le département du Plan entend ainsi renforcer le suivi des politiques publiques, intégrer les Objectifs de développement durable dans les stratégies sectorielles et améliorer la cohérence des interventions des partenaires internationaux.

Au-delà de la production de statistiques, l’enjeu est de faire de ces informations un outil de décision, de suivi et de redevabilité, afin de mieux mesurer les progrès réalisés et d’ajuster les politiques lorsque les résultats attendus ne sont pas atteints.

AOD