À Conakry, 28 jeunes lauréats s’engagent à poursuivre une formation d’excellence en Chine, puis à revenir mettre leurs compétences au service du pays. L’État guinéen a scellé ce jeudi 13 août 2026 un partenariat inédit : celui de la confiance placée dans sa jeunesse. 28 lauréats des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) de Dalaba ont signé, aux côtés du Gouvernement et de la société chinoise SPIC, les protocoles qui financeront leur formation en Chine. En contrepartie, ces jeunes s’engagent à revenir travailler en Guinée une fois diplômés.

 

La cérémonie, organisée en présence de membres du Gouvernement, s’inscrit dans une orientation stratégique claire : faire de la formation d’excellence un levier de politique publique, au même titre que les grands projets d’infrastructures. Depuis 2023, l’initiative Simandou Academy et les classes préparatoires de Dalaba portent cette ambition. L’objectif est de constituer une élite technique guinéenne en mesure, demain, de piloter elle-même les chaînes industrielles nationales.

Des résultats qui consolident la trajectoire

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Madame Djami Diallo, a rappelé les résultats concrets de ce dispositif. Pour la deuxième année consécutive, 25 jeunes guinéens ont intégré des formations parmi les plus sélectives, notamment dans des polytechniques françaises et des écoles de statistique africaines. 28 d’entre eux bénéficieront spécifiquement du partenariat avec SPIC pour poursuivre leurs études en Chine, contre une cohorte plus réduite l’année précédente. « Ces résultats témoignent de la solidité croissante de nos classes préparatoires et confirment que la formation d’excellence est désormais un levier central de notre politique publique », a déclaré la ministre. Elle a souligné que ces parcours individuels s’inscrivent dans une vision plus large : faire émerger une main-d’œuvre qualifiée capable de conduire, à terme, la chaîne de production d’alumine que SPIC développe en Guinée à travers son projet de raffinerie. L’avenir de ce dispositif, a-t-elle indiqué, repose sur la capacité du pays à multiplier les alliances internationales tout en consolidant durablement la filière de Dalaba.

L’engagement d’une génération

Cécile Nowai Kolie, porte-parole de la deuxième promotion, a pris la parole au nom de ses camarades. Elle a rappelé que la plupart des lauréats sont issus de familles modestes, de lycées de Conakry ou de l’intérieur du pays, et qu’ils n’auraient « osé qu’à peine rêver d’un tel horizon » il y a quelques années. Elle a évoqué la rigueur du cursus à Dalaba, des nuits de travail, des sacrifices et des doutes surmontés collectivement.

Sur l’engagement de retour, son message a été clair : « Nous ne partons pas pour disparaître. » Ces départs ne constituent pas un aller simple, mais un investissement que la Guinée est en droit de récupérer. Les boursiers rentreront plus formés et plus compétents pour se mettre au service de la chaîne industrielle nationale, en particulier du projet de raffinerie. Elle a conclu en s’adressant aux futures promotions : ce parcours démontre que rien n’est hors de portée lorsqu’une politique claire rencontre le travail individuel.

Vers une autonomie progressive des compétences

Au-delà de son volet éducatif, cet accord illustre une ambition claire : faire de ces jeunes les relais techniques d’une industrie guinéenne en construction. En misant sur la formation des compétences locales, la Guinée choisit de réduire progressivement sa dépendance à l’expertise étrangère. C’est le sens de l’engagement pris par l’Etat : bâtir, étape après étape, une véritable souveraineté dans les compétences. La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des 28 protocoles. Les boursiers s’envoleront prochainement pour la Chine.

Se former et revenir pour bâtir. Telle est la vision que le Gouvernement trace pour la jeunesse guinéenne.

Service de la Communication et des Relations Publiques (SCRP) – Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique