À deux jours de la tenue de leur spectacle, les organisateurs ont dévoilé les dernières dispositions liées à l’événement, tout en revenant sur l’objectif principal de cette initiative : accompagner les jeunes, renforcer leurs capacités et leur offrir des opportunités d’orientation et d’expression.

Lors de la rencontre avec les médias, Dr Rigel Gandhi a notamment insisté sur l’impact du projet sur les jeunes bénéficiaires. Selon lui, entre 70 et 80 jeunes ont déjà bénéficié de formations dispensées avec l’appui d’un partenaire. « Si je ne me trompe pas, c’est près de 70 ou 80 jeunes qui ont bénéficié d’une formation avec notre partenaire », a-t-il indiqué.

Pour les organisateurs, ces formations constituent un investissement à long terme. Elles doivent permettre aux bénéficiaires d’acquérir de nouvelles compétences et de poursuivre leur perfectionnement dans différents domaines.

Un appel au soutien du ministère

Dr Rigel Gandhi a également déploré le manque d’accompagnement du ministère concerné. Il estime qu’un soutien institutionnel aurait permis d’étendre le programme à davantage de jeunes, notamment dans les universités et à l’intérieur du pays.

« Nous n’avions pas à nous impliquer dans la formation. Ce n’est pas notre vocation. Mais on le fait par nécessité, parce que c’est un constat qu’on a eu à faire au milieu des jeunes », a-t-il expliqué.

Les organisateurs affirment avoir transmis des documents au ministère et effectué plusieurs relances, sans obtenir, pour le moment, l’accompagnement espéré.

Faire vivre les spectacles au-delà d’une seule date

Au-delà du spectacle du 9 octobre, les initiateurs souhaitent inscrire leurs créations dans la durée. Ils plaident notamment pour une meilleure circulation des spectacles en Guinée et à l’étranger.

Dr Rigel Gandhi regrette que les créations artistiques soient souvent présentées une seule fois avant d’être rangées. Pour lui, un spectacle doit pouvoir être considéré comme un véritable projet culturel et être présenté dans plusieurs villes et plusieurs salles.

La question des infrastructures culturelles reste toutefois un obstacle. Selon les organisateurs, le manque de salles adaptées et la difficulté à obtenir des dates compliquent la diffusion des productions artistiques.

D’autres projets sont également annoncés à l’international, notamment autour de la pièce « Drépanocytose » et de « Survivant », avec des représentations prévues notamment à Dakar, Kinshasa et Bruxelles.

Les dispositions pratiques pour le public

Les organisateurs ont également précisé le programme de la soirée. Une rencontre avec certaines entreprises est annoncée entre 17h et 18h, suivie d’une remise de satisfactions jusqu’à 18h30. Les premières parties doivent débuter vers 18h40, avant le lancement du spectacle principal à 19h, pour une durée annoncée d’environ une heure trente.

Les billets sont disponibles et peuvent également être livrés. Pour les achats physiques, un numéro a été communiqué : 612 14 14 02.

Les spectateurs sont par ailleurs invités à se présenter suffisamment tôt. Des points de contrôle sont prévus à l’entrée et les personnes disposant de cartes d’accès sont invitées à les garder avec elles.

Les médias souhaitant couvrir l’événement devront, eux aussi, prendre les dispositions nécessaires en amont afin d’obtenir leurs accès et de coordonner l’installation éventuelle de leurs équipements.

À travers ce spectacle, les organisateurs veulent donc aller au-delà du simple divertissement. Ils entendent faire de la culture un outil d’apprentissage, d’orientation et d’accompagnement de la jeunesse, tout en appelant les institutions et les partenaires à davantage soutenir les initiatives portées par les jeunes.

Mariame Traoré