Installé officiellement dans ses fonctions de ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa a affiché une ligne de conduite claire. Devant les membres du gouvernement, les cadres du département et plusieurs invités, il a promis une gouvernance environnementale rigoureuse, alignée sur la vision du Chef de l’État et les ambitions du Programme Simandou 2040, avec un message fort : aucun projet de développement ne devra se faire au détriment de l’environnement.

Nommé le 27 juillet dernier, Fassou Théa a officiellement pris fonction ce mercredi 29 juillet 2026 à la tête du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), à l’occasion d’une cérémonie de passation de services présidée par le ministre Secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano. La rencontre s’est déroulée en présence du Vérificateur général de la République, Dr Joseph Togna Doré, de plusieurs membres du Gouvernement ainsi que des cadres du département.

Dans son premier discours en tant que ministre, Fassou Théa a donné le ton en annonçant une gouvernance environnementale fondée sur la rigueur, la responsabilité et la durabilité. Il a insisté sur la nécessité d’aligner les politiques environnementales nationales sur la vision du Président de la République et les objectifs du Programme Simandou 2040, présenté comme le moteur de la transformation économique de la Guinée.

« Les grands projets structurants devront respecter strictement les normes environnementales et sociales », a déclaré le nouveau ministre, soulignant que la prévention des impacts, leur réduction et la restauration des écosystèmes constitueront désormais des exigences incontournables.

Fassou Théa a également annoncé que la protection des aires protégées, des mangroves, des zones humides et de la biodiversité figurera parmi les priorités de son action. Il entend poursuivre les efforts de reboisement tout en renforçant les mécanismes de contrôle afin de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

Le nouveau chef du département a aussi placé la lutte contre le changement climatique au cœur de son mandat. Adaptation climatique, résilience des communautés, gestion durable des déchets, promotion de l’économie verte et mobilisation des financements climatiques sont autant de chantiers qu’il entend accélérer.

Dans la même dynamique, il a annoncé l’application stricte du principe du « pollueur-payeur » et le développement du marché du carbone, deux instruments qu’il considère comme essentiels pour responsabiliser les acteurs économiques et financer les politiques publiques en faveur de l’environnement.

Avant de céder officiellement les rênes du département, la ministre sortante, Djami Diallo, a dressé le bilan de deux années d’actions marquées par le renforcement de la gouvernance environnementale, la protection des ressources naturelles, l’amélioration du cadre de vie des populations et le développement de la résilience face aux effets du changement climatique. Elle a exprimé sa reconnaissance au Président de la République pour la confiance placée en elle.

En clôturant son intervention, Fassou Théa a remercié le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi que le Premier ministre Amadou Oury Bah, pour la confiance qui lui est accordée. Il s’est engagé à faire du ministère de l’Environnement et du Développement durable un acteur central de la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, en veillant à ce que la croissance économique s’accompagne d’une protection effective du patrimoine naturel guinéen.

AAS