Le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement convoqué l’Assemblée nationale en session extraordinaire. La décision est contenue dans un décret présidentiel rendu public ce mercredi 29 juillet 2026 à la télévision nationale.
Selon le texte, cette session s’ouvrira le lundi 3 août 2026 à 10 heures et portera exclusivement sur des dossiers législatifs jugés prioritaires. Les députés seront appelés à examiner et à ratifier les ordonnances déjà transmises par le Gouvernement, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.
Au cours de cette session, les parlementaires se pencheront également sur un projet de loi d’habilitation visant à autoriser le Président de la République à prendre, par voie d’ordonnances, des mesures relevant du domaine de la loi pendant la période des vacances parlementaires. Cette habilitation, si elle est adoptée, couvrira la période allant de l’entrée en vigueur de la loi jusqu’au 5 octobre 2026.
Le décret présidentiel s’appuie notamment sur les articles 96 et 97 de la Constitution du 26 septembre 2025, ainsi que sur l’article 68 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il précise que cette convocation répond à la nécessité d’assurer la continuité de l’action législative durant la suspension des travaux ordinaires du Parlement, à la suite d’une demande formulée par le Bureau de l’Assemblée nationale.
Le texte fixe un ordre du jour strictement limité à deux points :
- l’examen et la ratification des ordonnances transmises par le Gouvernement ;
- l’examen et l’adoption du projet de loi d’habilitation autorisant le Chef de l’État à légiférer par ordonnances pendant les vacances parlementaires, jusqu’au 5 octobre 2026.
Conformément aux dispositions de l’article 68 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, cette session extraordinaire prendra automatiquement fin dès que l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour aura été examiné.
Le décret charge enfin le Président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République ainsi que le ministre Secrétaire général du Gouvernement de veiller, chacun en ce qui le concerne, à l’application de cette décision.
AAS




