À un peu plus d’un mois du double scrutin législatif et communal fixé au 31 mai, le Front démocratique de Guinée (FRONDEG) hausse le ton. Réuni ce samedi à Lambanyi, le parti a exprimé ses préoccupations devant les médias, pointant plusieurs dysfonctionnements qu’il juge contraires aux règles encadrant le processus électoral.
Au cœur des critiques, la gestion des candidatures. Le FRONDEG affirme que plusieurs de ses listes ont été écartées dans différentes localités, parmi lesquelles Tombolia, Sanoyah, Manéah, Matam, Ratoma, Kouriah, Lambanyi, mais aussi à l’intérieur du pays, notamment à Kankan, Siguiri, Kintinian, Boké, Sangaredi et Tamita, dans la préfecture de Boffa. Selon le parti, ces décisions auraient été prises sans respect des procédures prévues.
Son président, , met en cause l’absence de notification dans les délais requis ainsi que le manque d’explications formelles. Il évoque par ailleurs des pratiques qu’il estime irrégulières, notamment des tentatives de régularisation tardive à travers des documents antidatés, en contradiction, selon lui, avec les exigences de transparence.
D’autres griefs ont été soulevés, notamment autour des cautions électorales. Le parti dénonce leur fixation sans échange préalable avec les acteurs politiques, ainsi que des refus d’encaissement observés dans certaines circonscriptions, ce qui, d’après lui, empêche toute mise en conformité des dossiers.
La question de l’implication de certains responsables publics dans la compétition électorale a également été soulevée. Le FRONDEG cite en particulier des membres du (CNT), estimant que leur présence dans la course électorale contreviendrait aux dispositions relatives à l’inéligibilité. Le parti y voit un déséquilibre entre les candidats et une atteinte à la neutralité de l’administration.
Dans ce contexte, le FRONDEG indique avoir engagé des procédures devant les juridictions compétentes, tout en alertant sur les conséquences possibles de ces irrégularités sur la crédibilité globale du processus.
Le parti n’exclut pas un retrait pur et simple si la situation ne venait pas à évoluer.
« À défaut de correction diligente de ces irrégularités, le FRONDEG se réserve le droit de se retirer du processus électoral », a annoncé Abdoulaye Yéro Baldé.
En conclusion, la formation politique appelle à un retour au respect des textes en vigueur, à une égalité de traitement entre candidats et à des garanties suffisantes pour assurer la fiabilité du scrutin, condition jugée essentielle pour une participation équitable de l’ensemble des compétiteurs.
AOD




