Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) sort de son silence face à la circulation, sur les réseaux sociaux, d’une prétendue liste d’interdiction de sortie du territoire visant certains cadres de l’administration publique. Dans un communiqué officiel, l’institution dément formellement être à l’origine de ce document qu’elle qualifie de « non référencé ».
Selon le parquet spécial, cette publication non authentifiée entretient la confusion autour des procédures judiciaires en cours, notamment celles liées aux infractions économiques et financières. Une situation jugée préoccupante, car elle alimente l’amalgame dans l’opinion publique et risque de porter atteinte au bon déroulement des enquêtes.
Dans la foulée, le parquet rappelle son attachement strict aux principes fondamentaux de la justice, notamment la présomption d’innocence et le caractère confidentiel des investigations. Il insiste sur le fait que les procédures en cours concernent des faits potentiellement liés à la corruption, au blanchiment de capitaux ou à d’autres infractions prévues par les lois en vigueur en République de Guinée.
Face à une opinion publique en attente de résultats concrets dans la lutte contre la délinquance financière, le parquet spécial se veut rassurant. Il réaffirme sa détermination à traquer, sans exception, tous les auteurs d’infractions économiques, à engager des poursuites judiciaires rigoureuses et à récupérer les avoirs illicitement acquis au profit de l’État.
Cependant, cette volonté d’action s’inscrit, précise-t-il, dans le strict respect des règles de procédure pénale, depuis l’enquête jusqu’au jugement.
Pour éviter toute désinformation, le parquet invite les professionnels des médias ainsi que les citoyens à se référer exclusivement à ses canaux officiels de communication, notamment son numéro vert et son adresse électronique.
En conclusion, le parquet spécial lance un appel à la responsabilité collective, notamment à l’endroit des lanceurs d’alerte et des acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. « Le temps est désormais à l’action et non à la parole », martèle-t-il, promettant une communication au cas par cas sur les dossiers en cours, en fonction de l’évolution des procédures.
Communiqué du Parquet Spécial
Ousmane Boni Sylla




