La question de l’efficacité des interventions de développement s’est invitée au cœur des échanges ce mardi 9 juin à Conakry. Réunis autour de la revue annuelle des résultats du Cadre de coopération entre la Guinée et le Système des Nations Unies, responsables gouvernementaux, représentants des agences onusiennes et partenaires au développement ont dressé le bilan de l’année 2025 tout en traçant les perspectives pour les années à venir.
Dans la salle, le message porté par les autorités guinéennes est apparu sans ambiguïté : la coopération internationale doit désormais produire des résultats plus visibles et davantage alignés sur les ambitions de transformation du pays.
La rencontre, organisée dans le cadre du suivi du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2024-2028, a permis d’examiner les progrès enregistrés dans plusieurs domaines, d’identifier les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des programmes et de renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes.

Premier à prendre la parole, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée a tenu à replacer les résultats obtenus dans leur véritable contexte. Pour Diego Zorrilla, les avancées présentées relèvent avant tout des efforts du pays lui-même.
« Les résultats présentés ne sont pas ceux des Nations Unies, mais avant tout ceux de la Guinée », a-t-il déclaré devant les participants.
Le représentant des Nations Unies a également rappelé la philosophie qui guide l’action du système onusien en Guinée, soulignant que « ne laisser personne de côté demeure le principe fondamental qui guide notre partenariat pour le développement ».
Prenant ensuite la parole, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement a inscrit cette revue dans la dynamique des réformes engagées par les autorités de la transition. Ismaël Nabé a notamment mis en avant les passerelles entre les objectifs poursuivis par les Nations Unies et la vision stratégique Simandou 2040.
Selon lui, les enjeux actuels imposent de dépasser la phase des constats pour privilégier la mise en œuvre effective des programmes. « Le temps du diagnostic est désormais dépassé. L’heure est à l’action, à l’exécution et à la transformation concrète », a-t-il affirmé.

Le ministre est également revenu sur l’élection récente de la Guinée au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), un résultat qu’il considère comme une marque de confiance de la communauté internationale envers les efforts entrepris par le pays. Cette élection, a-t-il souligné, « témoigne de la reconnaissance internationale des efforts consentis par le pays dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et du développement durable ».
Clôturant les interventions officielles au nom du Premier ministre, le ministre directeur de cabinet de la Primature a appelé les partenaires à franchir une nouvelle étape dans leur accompagnement de la Guinée.
Pour Dr Daouda Kamissoko, les attentes du pays vont désormais au-delà de la gestion classique des projets de développement. « La Guinée a besoin d’un partenariat qui dépasse la simple exécution de projets pour devenir un véritable levier de transformation économique, sociale et institutionnelle », a-t-il indiqué.
Au-delà du bilan de l’année écoulée, cette revue annuelle doit permettre aux autorités guinéennes et aux agences du Système des Nations Unies de mieux coordonner leurs interventions et de définir les priorités qui guideront la poursuite du Cadre de coopération jusqu’à son échéance en 2028.
AOD




