La deuxième édition du Modèle International des Nations Unies en Guinée (GUIMUN 2026) a pris fin ce vendredi 6 novembre à Conakry, après trois jours de simulations diplomatiques, de débats et de négociations. À travers cette initiative, les organisateurs ambitionne de renforcer les capacités des jeunes en diplomatie, en relations internationales et en leadership.

Trois jours durant, des jeunes se sont glissés dans la peau de diplomates pour débattre des grandes questions internationales, défendre des positions et négocier des résolutions. C’est dans cette dynamique que s’est tenue la deuxième édition du GUIMUN 2026, officiellement clôturée ce vendredi 6 novembre à Conakry.

Cette rencontre a mobilisé 243 représentations, réparties entre l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. Selon le bilan présenté par le comité d’organisation, 218 représentations ont pris part aux travaux de l’Assemblée générale, contre 25 au Conseil de sécurité. Les participants ont notamment procédé à des débats, des négociations et à l’élaboration de résolutions autour des enjeux internationaux.

Au-delà des simulations, cette édition a également mis en lumière la participation féminine. Sur les 153 discours prononcés à l’Assemblée générale, 79 l’ont été par des femmes, soit 51,63 % des interventions.

Prenant la parole à la clôture, Hadja Kadiatou Diallo, coordinatrice du GUIMUN 2026, a dressé le bilan des activités menées au cours de l’année. Elle a rappelé que le programme avait débuté dès le mois de mars, avec plusieurs initiatives de formation et de simulation, notamment les travaux des sous-commissions ECOFIN et SOTUN organisés à l’ISIC de Kountia.

Ces premières activités ont permis de toucher 250 jeunes. Elles ont été suivies de la préparation de la grande assemblée, au cours de laquelle 244 délégués ont bénéficié de formations en diplomatie, en bilatéralisme, en multilatéralisme et en relations internationales.

Au total, la coordination annonce avoir impacté environ 500 jeunes en 2026, à travers les différentes activités organisées.

Pour la coordinatrice, cette initiative doit surtout permettre aux jeunes de prendre conscience de leur rôle dans la construction nationale. « Nous ne sommes pas l’avenir de ce pays comme les gens aiment souvent nous le dire. Nous sommes le présent de ce pays », a-t-elle affirmé, invitant la jeunesse guinéenne à privilégier le dialogue, le respect des différences et des divergences.

Elle a également exprimé sa reconnaissance aux autorités, aux missions diplomatiques et aux partenaires qui ont contribué à la réussite de cette édition, tout en encourageant la prochaine équipe à anticiper davantage les préparatifs.

Au nom du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, le chef de cabinet Amidou Bah a, pour sa part, salué l’engagement et la détermination des jeunes participants. Il les a invités à tirer pleinement profit de cette expérience, notamment en matière de relations humaines, de persévérance et de constitution d’un réseau professionnel.

Insistant sur les qualités indispensables à la réussite, il a rappelé que la compétence, à elle seule, ne suffit pas. La patience, la rigueur, la discipline et la capacité à travailler avec les autres constituent également des atouts essentiels.

Abordant la question de l’intelligence artificielle, il a souligné que, malgré les nombreuses possibilités offertes par cette technologie, elle ne saurait remplacer les émotions, les relations humaines et les expériences vécues pendant ces trois journées.

Au terme de cette cérémonie, le comité d’organisation a rendu hommage aux membres de son équipe, aux présidiums, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux institutions ayant accompagné le projet.

Avec cette deuxième édition, le GUIMUN entend s’inscrire dans la durée et consolider son rôle de plateforme de formation et d’expression citoyenne. Une ambition qui repose sur une conviction défendue par ses initiateurs : préparer une jeunesse capable de dialoguer, de négocier et de prendre pleinement sa place dans les décisions qui engagent l’avenir de la Guinée et du monde.

Mariame Traoré