Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation poursuit son processus de recrutement des futurs administrateurs territoriaux. Plus de 700 fonctionnaires ont fait acte de candidature pour les postes de préfets, mais seuls 92 ont été retenus à l’issue de la présélection sur dossier. L’annonce a été faite par la ministre Djénabou Touré, en marge des épreuves de sélection organisées dans le cadre de ce processus.

Selon la ministre, cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa lettre de mission, qui met notamment l’accent sur le développement local et la gouvernance participative. Deux priorités qui, selon elle, nécessitent des ressources humaines qualifiées et capables de répondre aux exigences de l’administration territoriale.
« Les préfets et les gouverneurs sont des administrateurs territoriaux qui représentent le chef de l’État et l’ensemble des départements sectoriels au niveau local », a-t-elle rappelé, soulignant l’importance de disposer de cadres compétents, professionnels et maîtrisant les différentes politiques publiques nationales.
Le processus de recrutement, exclusivement réservé aux fonctionnaires de l’administration du territoire, vise également à garantir une plus grande ouverture aux cadres évoluant aussi bien dans les services centraux que dans les structures déconcentrées à l’intérieur du pays. Sur les plus de 700 candidatures enregistrées pour les postes de préfets, 92 dossiers ont été présélectionnés. Pour les postes de gouverneurs, deux candidatures ont été retenues sur les 28 dossiers reçus.
Les candidats présélectionnés sont soumis à des épreuves portant notamment sur les grandes problématiques nationales, la coordination de l’action gouvernementale et la gestion des dossiers relevant de leurs territoires respectifs.
À l’issue de cette étape, les candidats qui se distingueront par la qualité de leurs prestations seront convoqués à un entretien. La liste des profils retenus sera ensuite transmise au président de la République, à travers le Premier ministre, pour décision.
La ministre Djénabou Touré a tenu à apporter une précision sur les prérogatives liées à ces nominations. Elle a rappelé que la désignation des préfets et des gouverneurs relève du pouvoir discrétionnaire du président de la République, sur proposition du ministre chargé de l’Administration du territoire.
Les corrections des épreuves devaient intervenir dans la soirée, avec une publication des résultats des candidats admis à l’étape suivante annoncée pour le lendemain. Les entretiens devaient également débuter dès cette publication.
À travers ce recrutement, le département entend proposer des profils qualifiés et compétents, capables de traduire efficacement la vision des autorités au niveau local, notamment dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040.
Au-delà du renouvellement des responsables territoriaux, ce processus place ainsi la compétence et le professionnalisme au cœur des enjeux de gouvernance locale en Guinée.
Mariame Traoré




