Élu à la tête de la Fédération guinéenne de football, Mamady Doumbouya hérite d’un football en quête de confiance, d’organisation et de perspectives. Son premier engagement est clair : rendre compte de ses actions dans 100 jours.

Au-delà de son élection, c’est désormais sa capacité à transformer les promesses en actes qui sera scrutée. Ce mardi 27 octobre 2026, Mamady Doumbouya a pris les rênes de la Fédération guinéenne de football avec un discours axé sur la transparence, le rassemblement et la responsabilité.

Le nouveau président semble avoir identifié l’un des défis majeurs de son mandat : réconcilier les acteurs du football guinéen et rétablir la confiance autour de l’institution.

« Il n’y a plus de camp, ni de vainqueurs, ni de vaincus ; il n’y a qu’une seule famille, celle du football guinéen », a-t-il lancé, en appelant à dépasser les divisions nées de la compétition électorale.

Mais le rassemblement ne suffira pas. Les clubs attendent un meilleur accompagnement, les jeunes aspirent à des perspectives et le football féminin réclame une place plus importante. Sur ces questions, Mamady Doumbouya annonce un état des lieux de la fédération, la publication de ses conclusions et des subventions aux clubs fondées sur la transparence et l’équité.
« Dans 100 jours, je reviendrai rendre compte de nos premières actions », a-t-il promis. Un engagement qui fixe un premier délai pour apprécier les avancées de son équipe.

Le président élu nourrit également une ambition de grande envergure : faire de la Guinée un pays hôte de la Coupe d’Afrique des nations en 2032 ou en 2036. Un projet qui nécessitera une mobilisation collective et un travail de longue haleine.

Conscient des attentes, il a tenu à distinguer les ambitions des promesses irréalistes : « Je ne vous promets ni un trophée, ni une attribution de la CAF. Je vous promets du travail, de la méthode, de la rigueur et des résultats dont nous rendrons compte. »

Le défi est désormais posé. Pour Mamady Doumbouya, la légitimité des urnes doit se traduire par des changements concrets dans les clubs, les compétitions et la formation des jeunes.

Car, au-delà des discours, le football guinéen attend une gouvernance capable de répondre aux préoccupations de ses acteurs et de préparer l’avenir du Syli National.

Salambandé