La Guinée veut davantage mobiliser les investisseurs privés pour financer ses projets de développement et accélérer leur exécution. En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées à Bangkok, en Thaïlande, la délégation guinéenne a tenu une table ronde avec la banque internationale Standard Chartered autour des possibilités de financement de l’économie nationale.
La rencontre a réuni des représentants du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget ainsi que du Guinea Development Board (GDB). Elle a permis à la ministre Mariama Ciré Sylla de présenter les orientations économiques du gouvernement, avec un accent particulier sur le programme Simandou 2040 et les besoins de financement des projets prioritaires.
« C’est l’occasion pour nous de partager avec eux, bien sûr, une fois de plus, l’impératif qu’on a : l’exécution de nos projets de manière accélérée », a expliqué la ministre.
Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est de mettre en place un environnement capable de faciliter l’intervention des capitaux privés dans les projets structurants. Cette démarche fait suite à la visite en Guinée d’une délégation du Groupe de la Banque mondiale, au cours de laquelle le Cadre de partenariat pays a été lancé.
« Nous sommes ici pour discuter concrètement avec eux de comment nous pouvons mettre en place un écosystème qui permet d’accélérer la mise en œuvre de ces projets pour le bénéfice de nos populations », a ajouté Mariama Ciré Sylla.
La ministre a également insisté sur la nécessité de dépasser une approche centrée uniquement sur l’exécution des projets pour privilégier des résultats mesurables et une transformation de l’économie nationale.
Les échanges de Bangkok s’inscrivent ainsi dans la recherche de ressources et de partenariats susceptibles de soutenir les ambitions économiques affichées par la Guinée à travers Simandou 2040, programme piloté par le président de la République.
AOD




