Le concours de recrutement de 6 000 enseignants à la Fonction publique a été officiellement lancé ce vendredi 16 octobre 2026 au lycée Amilcar Cabral de Mamou. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, de la ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keita, ainsi que de plusieurs responsables administratifs. Ce recrutement vise à réduire le déficit d’enseignants dans les établissements scolaires du pays.


À cette occasion, Faya François Bourouno a rappelé que cette opération s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer le système éducatif guinéen. Selon lui, le constat du manque d’enseignants après la rentrée scolaire a conduit le gouvernement à engager un processus de recrutement pour répondre aux besoins des établissements.
« Le capital humain est une grande priorité pour le président de la République et donc aujourd’hui, le gouvernement est complètement mobilisé pour investir dans le secteur éducatif. Après l’ouverture des classes, le chef de l’État a eu connaissance du déficit d’enseignants constaté, ce qui a permis au gouvernement de prendre des mesures pour pallier cela », a expliqué le ministre.
Cette session se distingue notamment par la décentralisation des centres d’examen dans les chefs-lieux des régions administratives. Une mesure qui, selon Faya François Bourouno, doit permettre aux candidats de composer à proximité de leur lieu de résidence, tout en garantissant l’équité et la transparence.« , a-t-il indiqué.
Le ministre a également évoqué le recours aux outils numériques, au papier sécurisé et aux équipements de lecture optique pour le traitement des résultats. Autre particularité de cette opération, les postes et les écoles ont été préalablement identifiés. Chaque candidat connaît ainsi l’établissement et le niveau pédagogique pour lesquels il postule, une disposition destinée à faciliter l’affectation des admis.
De son côté, la ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keita, a souligné que le recrutement de 6 000 enseignants ne suffira pas à combler l’ensemble des besoins du système éducatif. Elle a présenté cette opération comme une étape d’un processus appelé à se poursuivre au cours des prochaines années.
« Nous avons un déficit qui est bien plus grand que les 6 000. […] Nous savons que les 6 000 sont une première étape et on va continuer les années subséquentes, c’est-à-dire 2027, 2028, 2029, pour faire en sorte que nous continuions d’avoir un vivier d’enseignants et d’enseignantes qui peuvent nous servir dans les salles de classe », a-t-elle déclaré.
La ministre a par ailleurs invité les candidats à aborder les épreuves avec calme et concentration, précisant que seuls 6 000 enseignants seront recrutés au titre de cette session.
Parmi les candidats présents à Mamou, Alpha Oumar Diallo, diplômé de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), a exprimé sa volonté de mettre ses compétences au service de l’enseignement, y compris dans les localités éloignées de la capitale.
« Participer à ce concours, c’est un plaisir pour nous, vu que nous sommes appelés à enseigner dans les différentes classes. Donc, si on nous fait un appel, nous sommes obligés de venir répondre à l’appel pour consacrer nos compétences à l’enseignement de nos futurs jeunes », a-t-il affirmé. Originaire de Pita et venu de Conakry pour participer au concours, il s’est dit prêt à retourner dans les villages pour contribuer à l’éducation des jeunes.
Aminata Barry, enseignante à l’école primaire de Timbo Centre et candidate, a également salué cette initiative qui permet, selon elle, aux postulants de démontrer leurs capacités à travers un processus de sélection.
Présente à la cérémonie, Ramatoulaye Camara, secrétaire générale du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, a, pour sa part, salué les efforts du gouvernement en faveur de l’emploi des jeunes et la collaboration entre les départements impliqués dans l’organisation du concours. Elle a aussi encouragé les femmes candidates à saisir cette opportunité et rappelé les exigences liées à l’exercice d’une fonction publique.
« L’action publique engage notre responsabilité, un devoir de redevabilité, et nous les invitons à fournir beaucoup d’efforts pour atteindre les objectifs qui sont assignés », a-t-elle souligné.
À travers ce recrutement, les autorités entendent renforcer progressivement le personnel enseignant et améliorer l’encadrement des élèves dans les écoles guinéennes. Les prochaines années devraient être marquées par de nouvelles opérations de recrutement, avec pour objectif de répondre davantage aux besoins du système éducatif, notamment dans les régions de l’intérieur du pays.
Techrno Top Diallo




