Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique (PCEC) sort de son silence après le drame survenu à Dar-es-Salam, à Conakry, où l’éboulement de la décharge a fait plusieurs victimes et plongé de nombreuses familles dans le deuil.
Dans sa Déclaration n°38, l’organisation citoyenne exprime sa « profonde consternation » et adresse ses condoléances aux familles endeuillées. Mais au-delà de l’émotion et de la compassion, le PCEC pointe du doigt ce qu’il considère comme une lourde responsabilité de l’État dans cette tragédie.
Selon le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique, les risques liés à la présence de la décharge au milieu des zones habitées étaient connus depuis plusieurs années. Les populations riveraines auraient, à plusieurs reprises, alerté les autorités sur les dangers auxquels elles étaient exposées.
Pour le PCEC, ces alertes répétées ne pouvaient être ignorées sans conséquence.
L’organisation déplore ainsi « l’inaction des autorités face à une situation manifestement dangereuse » et estime que le drame de Dar-es-Salam aurait pu être évité.
Le PCEC exige le déplacement de la décharge
Face à cette situation, le PCEC appelle solennellement l’État à prendre ses responsabilités et à procéder au déplacement définitif de la décharge de Dar-es-Salam, afin de protéger les populations riveraines.
« La protection des citoyens relève de la responsabilité première de l’État », rappelle l’organisation, qui estime qu’aucune considération ne saurait justifier le maintien d’une installation jugée aussi dangereuse au cœur d’une zone densément habitée.
Le PCEC demande également la mise en œuvre de mesures urgentes, concrètes et durables, afin d’éviter qu’une tragédie similaire ne se reproduise.
« Dar-es-Salam ne doit pas être un simple épisode de plus »
Dans sa déclaration, le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique veut faire de cette catastrophe un électrochoc pour les autorités.
« Dar-es-Salam ne doit pas être un simple épisode de plus », martèle l’organisation, qui appelle à une véritable prise de responsabilité et à une action immédiate de l’État.
Le PCEC élargit par ailleurs son constat à d’autres drames enregistrés ces dernières années en Guinée, notamment les accidents, les incendies et les inondations. Pour l’organisation, ces catastrophes posent régulièrement la question de la prévention et de la responsabilité des pouvoirs publics.
À travers cette déclaration, le PCEC appelle donc les autorités à tirer toutes les leçons du drame de Dar-es-Salam et à agir rapidement pour que les populations ne soient plus exposées à de tels risques.
Pour le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique, le drame de Dar-es-Salam doit marquer un tournant et non constituer une tragédie de plus dans la longue liste des catastrophes évitables en Guinée.

AAS




