Le gouvernement guinéen renforce sa vigilance face aux conséquences du déficit pluviométrique observé dans les zones d’alimentation du fleuve Konkouré. Le ministre de l’Énergie, Laye Sekou Camara, accompagné du ministre du Travail et de la Protection sociale, Mory Condé, a effectué une visite de travail sur les sites des barrages hydroélectriques de Kaléta et Souapiti, principaux piliers du système énergétique national.

Cette mission intervient dans un contexte marqué par une baisse des précipitations, avec des répercussions directes sur le niveau des retenues d’eau alimentant les infrastructures hydroélectriques. À eux seuls, les barrages de Kaléta et de Souapiti assurent plus de 80 % de la production du réseau électrique interconnecté de la Guinée.
Une baisse du niveau d’eau constatée sur le terrain
Au cours de cette visite, la délégation ministérielle s’est rendue sur les différents sites afin d’évaluer la situation hydrologique. Les constats effectués sur place ont confirmé une diminution du niveau des eaux dans les réservoirs, conséquence directe de l’insuffisance des pluies enregistrées ces derniers mois et de la perturbation du régime hydrologique du fleuve Konkouré.

Face à cette situation, les autorités entendent privilégier une approche préventive afin de limiter les impacts potentiels sur la production et la distribution de l’électricité.
Une réunion de coordination avec les opérateurs du secteur
À l’issue de l’inspection des installations, une réunion de coordination a été organisée avec les responsables des principales sociétés du secteur énergétique, notamment la Société de Gestion de Kaléta (SOGEKA), la Société de Gestion de Souapiti (SOGES) et Électricité de Guinée (EDG).
Les ministres ont demandé aux différentes structures concernées d’anticiper les effets de cette situation exceptionnelle en adaptant leurs plans de production et en mettant en œuvre les mesures opérationnelles nécessaires pour préserver l’équilibre du système électrique national.

L’objectif affiché est de garantir la continuité du service public tout en optimisant la gestion des ressources hydriques disponibles.
Les sociétés énergétiques appelées à une vigilance renforcée
Au cours des échanges, les directions générales de la SOGEKA, de la SOGES et d’EDG ont assuré les autorités de leur entière mobilisation. Elles se sont engagées à suivre de manière rigoureuse l’évolution des paramètres hydrologiques et énergétiques afin d’adapter en permanence les stratégies de production aux réalités du terrain.
Cette surveillance accrue devrait permettre d’anticiper d’éventuelles tensions sur le réseau et de préserver l’approvisionnement des ménages et des activités économiques.
Le gouvernement veut mobiliser l’ensemble des services de l’État
Conscients des enjeux que représente la situation actuelle pour le secteur énergétique, les ministres ont annoncé leur intention de saisir le Premier ministre afin de favoriser une mobilisation coordonnée de l’ensemble des services de l’État autour de cette problématique.

Cette démarche vise à renforcer les capacités de réponse des pouvoirs publics face aux conséquences du déficit pluviométrique et à assurer une gestion concertée des ressources stratégiques du pays.
À travers cette visite de terrain, le gouvernement entend ainsi démontrer sa volonté d’anticiper les risques et de préserver la stabilité de l’approvisionnement électrique national, dans un contexte climatique de plus en plus contraignant.
AOD




