Le Gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la coordination de ses politiques publiques en matière d’environnement et d’assainissement. Réunis à Conakry, le 5 août 2026, le ministère de l’Environnement et du Développement durable et le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ont décidé de mettre en place un Comité Permanent Environnement–Assainissement afin de renforcer la gouvernance de ces secteurs stratégiques.

Les deux départements ont souligné que des enjeux tels que la gestion des déchets, les eaux usées, la préservation des forêts, les bassins versants, les zones industrielles, les plages et les ports nécessitent désormais une action concertée et une approche commune.
« L’assainissement et l’environnement ne sont pas deux politiques parallèles, mais deux versants d’une même responsabilité publique. Ce que nous ferons ensemble aura davantage d’impact que ce que chacun pourrait accomplir séparément », a déclaré le ministre Aboubacar Camara.
À l’approche de l’entrée en vigueur de l’interdiction des plastiques à usage unique, prévue le 20 septembre 2026, les deux ministères ont fait de cette mesure leur premier chantier commun. Ils entendent coordonner la réglementation, la collecte, le tri, le recyclage, le contrôle ainsi que l’accompagnement des acteurs économiques.
Les discussions ont également abouti à un renforcement de la coopération contre les pollutions industrielles, à la protection des bassins versants et à l’élaboration d’une feuille de route conjointe 2026-2030, en cohérence avec la vision Simandou 2040.
Le futur Comité Permanent Environnement–Assainissement, coprésidé par les deux ministères, aura pour mission d’assurer la concertation, le suivi et l’harmonisation des politiques publiques afin de garantir une gouvernance environnementale et sanitaire plus efficace.
Sory Binta BAH




