La Guinée sera, le 27 juin prochain, le théâtre de la quatrième édition du Challenge Fighting Championship (CFC), une compétition de MMA initiée par la Fondation Francis N’Gannou et organisée par Sports Event’s, sous l’égide de la Fédération guinéenne des arts martiaux mixtes (FEGUI MMA). Pour cette première escale hors du Cameroun, douze combats sont programmés au Chapiteau By Issa, où des combattants venus de plusieurs pays africains se mesureront devant le public guinéen.

À quelques jours de l’événement, les organisateurs, les partenaires et les autorités sportives ont présenté, mercredi à Conakry, les contours de cette soirée de gala, affichant leur ambition de faire de la Guinée une place forte du MMA sur le continent.

Pour le président de la Fédération guinéenne des arts martiaux mixtes, Ibrahima Kalil Touré, cette compétition marque une nouvelle étape dans le développement de la discipline en Guinée.

« Nous nous retrouvons aujourd’hui pour la conférence de presse qui va lancer encore un autre événement, je dirais plus grand que ce qui s’est passé, conduit ici par la Fondation Francis Ngannou et managé par Sports Event’s sous la houlette de la Fédération […], grâce aussi et surtout au ministère de la Jeunesse et des Sports. Je vous invite tous à venir voir encore un autre niveau d’organisation, un autre niveau d’événement concernant le MMA, un niveau très élevé en termes d’organisation et en termes même de combat. »

Au-delà de cette édition, le responsable fédéral affirme vouloir inscrire durablement la Guinée sur la carte africaine des grands rendez-vous de MMA.

« Nous osons dire qu’à partir de cet instant, ce que la Fédération a pris comme promesse à la jeunesse guinéenne, au ministère, à l’administration, c’est de faire de la Guinée un point d’attraction des grands galas dans le domaine du MMA. Et ça, vous le constatez. Tenez-vous bien, nous n’allons pas arrêter, parce que nous allons vulgariser ce sport-là en Guinée et aider la jeunesse, les sportifs, à aimer, à pratiquer et à être de vrais professionnels, pour qu’il y ait des champions, pour qu’il y ait des Francis Ngannou, pour qu’il y ait beaucoup plus de Francis Ngannou guinéens. Et nous voulons que les jeunes puissent vivre de leur sport dignement. »

Ibrahima Kalil Touré a également salué l’engagement du sponsor principal de l’événement. « Je remercie surtout PDI Gold qui a accepté de sponsoriser cet événement. Et franchement, je lève le chapeau pour vous. Vous ne serez pas déçus […]. D’autres aussi doivent prendre exemple sur vous, parce que nous vous rendrons fiers. »

De son côté, le secrétaire général de la Fondation Francis Ngannou, Robert Soussoussi, a rappelé que cette quatrième édition constitue une première hors du Cameroun, où les trois précédentes avaient été organisées.

« Le CFC, nous sommes aujourd’hui à sa quatrième édition. Nous avons déjà réalisé trois éditions au Cameroun. Ce qui se cache derrière cet événement ? C’est une plateforme qui permet à tous les combattants africains d’avoir un endroit où ils peuvent exprimer leurs compétences, leurs capacités […]».

Selon lui, l’objectif premier de la fondation reste avant tout l’encadrement et l’épanouissement des jeunes à travers le sport.

« Nous avons créé le CFC pour amuser les combattants. Cela permet aux enfants de pouvoir se manifester, de pouvoir exprimer leur talent. Mais nous voulons aussi relever que la Fondation Francis Ngannou n’a pas pour but principal de chercher les talents. Ce n’est pas l’objectif principal de la Fondation. Nous sommes là pour aider les enfants à avoir une cage où ils peuvent s’exprimer, où ils peuvent s’amuser. Ce n’est pas forcément tous ceux qui sont à la Fondation Francis Ngannou qui vont devenir des champions de MMA. Il y en a qui cherchent une cage où ils peuvent s’épanouir, s’amuser pour éviter d’errer un peu dans la rue comme certaines personnes. »

Le choix porté sur la Guinée pour cette première étape internationale est, selon lui, le fruit du climat favorable trouvé auprès des autorités nationales. « Nous avons choisi de sortir du Cameroun cette fois-ci pour venir en Guinée. Puisque le CFC est là pour la promotion des talents en Afrique, nous envisageons de le faire dans tous les pays en Afrique. Nous avons commencé par la Guinée parce que nous avons trouvé une administration bien en place en Guinée qui a mis tous les moyens pour pouvoir accompagner l’événement à travers la Fédération […]. »

Partenaire de cette quatrième édition, PDI Gold dit partager les valeurs défendues par Francis Ngannou et sa fondation. Son directeur exécutif, Alain William, voit dans ce rendez-vous une occasion de renforcer le rayonnement sportif de la Guinée.

« Nous, chez PDI Gold, on est très fiers de participer à cet événement et de soutenir la Fondation Francis Ngannou dans cet événement CFC4. Je pense que ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est que c’est un événement qui va mettre la Guinée et Conakry au centre des sports de combat en Afrique. »

Il a également insisté sur les motivations qui ont conduit l’entreprise à accompagner cette initiative.

« Nous avons trouvé en Francis Ngannou une forte personnalité, un champion. Au-delà d’être un champion, quelqu’un qui a une valeur d’exemple, exemple dans la résilience, dans le courage qu’il a pu montrer tout au long de sa carrière. C’est vraiment cette personnalité que nous avons voulu soutenir. Évidemment, la Fondation est très importante dans notre approche. Nous partageons les mêmes valeurs qui s’appuient essentiellement sur notre souhait de soutenir les communautés, de soutenir la jeunesse d’une façon générale et d’avoir un impact positif dans les environnements où nous opérons. »

Le responsable de PDI Gold a enfin salué l’accompagnement des autorités guinéennes et annoncé une collaboration appelée à s’inscrire dans la durée.

« Je tiens vraiment à rendre hommage aux autorités guinéennes et notamment aux représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce partenariat n’est que le début. Nous comptons vraiment nous inscrire dans la durée, dans le pays évidemment avec les opérations que nous avons, mais aussi avec ce partenariat que nous venons de tisser. Nous allons accompagner la Fondation sur les années qui viennent. »

Présent à cette conférence de presse, le directeur national adjoint des Sports, Ibrahima Sory Barry, a réaffirmé l’engagement du ministère de la Jeunesse et des Sports dans l’organisation de cette compétition internationale.

« Abriter un événement comme celui-ci pour une discipline agréée en 2025, c’est quelque chose de fondamental. Dès que nous avons été informés de l’organisation de cet événement, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Cellou Baldé, nous a instruits de prendre toutes les dispositions aussi bien sur le plan protocolaire que sur le plan logistique pour pouvoir accueillir ce champion. »

Il a également souligné l’importance de cette compétition pour l’image du pays.

« C’est extrêmement important de rappeler que c’est une dizaine de nationalités qui prennent part à cette compétition […]. Donc accueillir l’Afrique en Guinée et aussi être autour de la cage avec le champion du monde, la méga star, c’est une fierté pour nous. Donc nous ne pouvons pas rester les bras croisés […]. »

À travers cette quatrième édition du Challenge Fighting Championship, la Guinée ambitionne ainsi de s’imposer comme une nouvelle terre d’accueil des grands événements de MMA en Afrique, tout en offrant une vitrine aux talents du continent.

AOD