La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a présidé la cérémonie de validation politique des documents de gouvernance de l’Institut National de Santé Publique (INSP) ainsi que le lancement officiel des formations certifiantes en santé publique intégrant les approches Genre et « One Health » (Une seule santé).

Organisée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des ambassadeurs de France et du Japon ainsi que des partenaires techniques et financiers, cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement du système sanitaire guinéen à travers le programme Simandou 2040.

La cérémonie a été marquée par la validation de cinq documents stratégiques destinés à améliorer la gouvernance et les performances de l’Institut National de Santé Publique. Il s’agit notamment des statuts et du règlement intérieur, du projet d’établissement quinquennal 2026-2030, du plan d’affaires quinquennal, du manuel de procédures administratives, financières, logistiques et comptables ainsi que du plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Selon le Directeur général de l’INSP, Dr Mahmoud Sama Chérif, ces outils permettront à l’institution de mieux répondre aux exigences du système de santé publique et d’améliorer son efficacité dans l’accomplissement de ses missions.

Parallèlement à cette validation, plusieurs formations certifiantes ont été lancées grâce au financement de l’Agence Française de Développement (AFD) et à l’appui technique d’Expertise France.

Ces programmes porteront sur la gestion des urgences de santé publique, l’analyse des données sanitaires à travers le logiciel R, l’intelligence artificielle appliquée à la recherche opérationnelle ainsi que la surveillance de la résistance aux antimicrobiens et la génomique microbienne.

Pour l’ambassadeur de France en Guinée, Jean-Luc Briard, ces initiatives illustrent la solidité du partenariat entre la Guinée et la France dans le domaine de la santé.

« La santé n’est pas une marchandise, mais un bien commun de l’humanité. Chaque euro investi ici est un acte de solidarité et un pari de fond sur l’avenir », a-t-il déclaré.

Dans son intervention, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a insisté sur la portée stratégique de ces formations qui constituent l’une des premières actions majeures du projet « MPS 103 » consacré au recrutement et à la formation des agents de santé dans le cadre du programme Simandou 2040.

« Elles traduisent concrètement la volonté du Gouvernement de renforcer durablement les capacités nationales en santé publique. Dans la vision portée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la Santé et le Bien-être constituent le Pilier 5 du Programme Simandou 2040 », a rappelé Khaïté Sall.

La ministre a surtout souligné l’importance du capital humain dans la transformation du système sanitaire national.

« Aucun système de santé ne peut être plus fort que les femmes et les hommes qui le font vivre. Former, valoriser et renforcer les compétences de nos professionnels est donc un investissement stratégique pour l’avenir de notre pays », a-t-elle affirmé.

Évoquant la validation des nouveaux outils de gouvernance, Khaïté Sall a estimé que l’INSP avait besoin de mécanismes modernes de gestion afin de répondre aux exigences actuelles du secteur.

Selon elle, les textes et procédures adoptés constituent les fondations d’une institution « plus performante, plus transparente et davantage tournée vers les résultats ».

À travers cette réforme institutionnelle et le lancement de nouvelles formations spécialisées, les autorités entendent renforcer les capacités nationales en santé publique et améliorer durablement la qualité de la réponse sanitaire en Guinée.

Par Alseny Aye Soumah pour EclatInfoGN