Une violente tempête accompagnée de rafales de vent a frappé dans la nuit du mardi au mercredi le quartier L’Abattoir, situé dans la commune urbaine de Kindia. En quelques minutes, plusieurs habitations ont été sévèrement endommagées, leurs toitures emportées par la force du vent, laissant de nombreuses familles dans le désarroi.

Au lendemain du sinistre, le constat est alarmant. Des maisons partiellement ou totalement décoiffées, des biens exposés aux intempéries et des familles contraintes de trouver refuge chez des proches ou des voisins. Malgré l’ampleur des dégâts matériels, aucune perte en vie humaine n’a été signalée.
Sur place, les habitants peinent encore à réaliser ce qu’ils ont vécu. Mariama Traoré, dont la concession a subi d’importants dommages, revient sur cette nuit de frayeur.
« Après la prière du soir, nous étions tranquillement à la maison lorsque le vent a commencé à souffler avec violence. Pendant que je me lavais, ma grand-mère et mon enfant dormaient déjà. Soudainement, les tôles ont commencé à s’envoler. Nous avons dû quitter la maison et passer la nuit chez des voisins. Aujourd’hui, nous sommes démunis. Nous n’avons pas les moyens de réparer les dégâts et nous sollicitons l’aide des autorités ainsi que celle des personnes de bonne volonté », explique-t-elle.

Même désolation chez Mohamed Lamine Diallo, qui raconte avoir rapidement compris que la situation devenait dangereuse.
« Les vents étaient d’une intensité inhabituelle. Certains arbres ont été déracinés. J’ai immédiatement réuni les membres de ma famille à l’intérieur de la maison pour plus de sécurité. Peu après, l’eau a commencé à pénétrer dans les pièces. En vérifiant à l’extérieur, j’ai constaté que notre toiture avait été entièrement emportée. Les matelas, les meubles et les réserves alimentaires destinées à l’hivernage ont été trempés. Les pertes sont considérables », témoigne-t-il.

Comme plusieurs autres sinistrés, Mamadama Millimono lance un appel à l’assistance.
« Nous avons passé toute la nuit dehors. Nous n’avions nulle part où aller. Les dégâts sont très importants et nous avons perdu une grande partie de nos biens. Nous demandons aux autorités et aux bonnes volontés de nous venir en aide afin que nous puissions retrouver des conditions de vie acceptables », plaide-t-elle.

Au moment de notre passage, aucune mission officielle d’évaluation n’avait encore été constatée sur les lieux. En attendant une éventuelle intervention, les victimes tentent de récupérer les objets encore utilisables et de protéger ce qui reste de leurs habitations.
Cet épisode rappelle la vulnérabilité de nombreuses constructions face aux phénomènes climatiques qui deviennent de plus en plus fréquents pendant la saison des pluies dans la région de Kindia. Pour les familles touchées, l’urgence est désormais de trouver un appui afin de reconstruire et reprendre une vie normale.
Moussa Kollet




