Conakry, 15 juin 2026 — Les organisateurs du Guinea Model United Nations (GuiMUN) ont officiellement lancé les préparatifs de l’édition 2026 à l’occasion d’une conférence de presse organisée lundi à Conakry. Cette rencontre a permis de dresser le bilan de l’édition précédente, de présenter les principales innovations à venir et de mobiliser partenaires et futurs participants autour de cette initiative portée par la jeunesse guinéenne.

Face à la presse, la coordinatrice du projet, Hadja Kadiatou Diallo, a rappelé que cette conférence visait à la fois à tourner la page de l’édition 2025 et à ouvrir celle de 2026.
« L’objectif de cette conférence de presse était de nous permettre de clôturer d’abord le GuiMUN 2025, remercier nos partenaires publiquement. Des partenaires qui étaient avec nous depuis le début du projet et annoncer les couleurs du GuiMUN 2026 parce que beaucoup ont vu les images sans comprendre ce que c’était. Donc c’était une occasion pour nous d’expliquer le GuiMUN 2026 a commencé par quoi et quelles sont les innovations qui vont être apportées au-delà de ce qui a été fait pour 2025. »
Une simulation des Nations unies portée par des jeunes Guinéens
Le Guinea Model United Nations est une simulation du fonctionnement des Nations unies destinée aux jeunes. L’initiative se distingue par son caractère entièrement national, tant au niveau de l’organisation que de la participation.
« Le GuiMUN consiste à simuler le modèle international des Nations unies. La particularité chez nous, c’est que c’est fait par des jeunes de Guinée et pour des jeunes de Guinée. L’équipe d’organisation et les délégués sont tous des jeunes Guinéens qui travaillent justement pour pouvoir offrir une simulation quasi identique à celle de l’Assemblée générale des Nations unies. »

Après une première édition marquée par la simulation de d’une commission onusienne, les organisateurs annoncent un élargissement du dispositif pour 2026.
« Pour les innovations du GuiMUN 2026, il faut noter que nous avons déjà la simulation de deux commissions des Nations unies, qui en comptent six. Nous avons simulé la commission économique et financière ainsi que la commission sociale, culturelle et humanitaire qui parle de droit international. En plus d’avoir simulé les deux commissions, nous allons faire la simulation du Conseil de sécurité et nous allons simuler l’Assemblée générale, la seule que le GuiMUN avait simulée l’année dernière, qui était déjà dans le portefeuille de l’année passée. »
Un appel aux futurs délégués et organisateurs
La coordinatrice a également invité les jeunes intéressés à rejoindre le projet, que ce soit en qualité de délégué, de membre du présidium ou de l’équipe d’organisation. « Tous ceux qui sont intéressés par Guinea Model United Nations sont priés d’aller sur notre page pour avoir plus d’informations ou savoir comment nous contacter. Toutes nos coordonnées y sont. Ils peuvent nous laisser des messages WhatsApp ou par e-mail pour savoir comment il faut intégrer le MUN en vue d’être délégué, membre du présidium ou tout simplement membre de la commission d’organisation. »
Le défi du financement demeure
Malgré la visibilité grandissante de l’événement, la question du financement reste un défi majeur pour les organisateurs. « L’année dernière, nous avons bénéficié du soutien de la ministre Dre Diaka Sidibé, de l’ambassade de France et du ministère de la Jeunesse vers la fin. Sans oublier nos partenaires techniques que sont le système des Nations unies. Sinon, la majorité des activités a été intégralement financée par notre équipe d’organisation. Cette année encore, nous avons fait des dépôts de dossiers, nous faisons le suivi mais, pour le moment, nous n’avons pas encore reçu de réponses favorables. Nous évoluons toujours sur nos moyens du bord. »
L’ambassade de France prête à poursuivre son accompagnement
Présent à la rencontre, Théo Yossa, chargé de mission aux sociétés civiles et à la jeunesse pour l’ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone, a salué le dynamisme de l’équipe du GuiMUN et l’intérêt manifesté par les jeunes. « C’était une occasion de voir ce bureau très dynamique et de rencontrer des jeunes qui m’avaient l’air impatients de pouvoir participer à leur tour à cette nouvelle édition. Donc c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai pris part à cette rencontre. »

Le représentant de l’ambassade est également revenu sur l’appui apporté lors de l’édition précédente. « Notre soutien l’année dernière s’est porté sur l’accueil et l’ouverture de la Résidence de France ainsi que sur une contribution sur le plan technique pendant le GuiMUN. Cette année, en tout cas, s’il y a à réitérer un accompagnement, ce sera bien évidemment technique. Au plaisir donc de pouvoir accueillir les délégués à notre ambassade pour pouvoir les former. Ce sera aussi l’occasion, en discussion avec l’équipe du GuiMUN, de voir là où notre accompagnement pourrait être beaucoup plus impactant. »
Un processus de recrutement renforcé pour 2026
De son côté, Mohamed Tall, secrétaire général des travaux des sous-commissions du GuiMUN, a détaillé les modalités de recrutement qui seront appliquées pour la prochaine édition. « Il y a deux procédures de recrutement pour le GuiMUN 2026. La première procédure concerne beaucoup plus le présidium. Il faut d’abord chercher à trouver des personnes qui pourront tenir les arènes et former les autres délégués. La seconde procédure concerne les délégués eux-mêmes, c’est-à-dire les jeunes qui vont représenter les 193 États et discuter sur les thématiques qui vont venir. »

Parmi les nouveautés annoncées figure l’instauration de frais de candidature destinés à améliorer la gestion du processus de sélection. « Cette année, l’une des innovations est que nous incluons le volet paiement comme frais de candidature afin de nous permettre d’éviter beaucoup de dysfonctionnements en termes de finances, de gestion et même de désistements de dernière minute. Les petits montants que chacun va payer pour l’étude des dossiers serviront à mieux faire la paperasserie et à mieux préparer l’équipe. Ceci dit, payer la somme qui sera demandée ne fera pas de vous automatiquement un délégué. Au contraire, cela veut dire que vous êtes admis à être évalué et à échanger avec nous. À l’issue de cette étape, si vous êtes retenu, cela signifie que vous êtes désormais délégué. Si vous n’avez pas la chance d’être retenu, aucun remboursement n’est possible. »
À travers ces annonces, les organisateurs entendent consolider les acquis de la première édition et élargir davantage la participation des jeunes aux exercices de diplomatie, de négociation et de débat inspirés du fonctionnement des Nations unies.
AOD




