Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique d’assainissement. Le ministre de l’Hydraulique, des Hydrocarbures et de l’Assainissement, Aboubacar Camara, a annoncé ce lundi le recrutement prochain de 5 000 agents de salubrité publique à travers le pays. Une initiative qui vise non seulement à combattre l’insalubrité, mais aussi à promouvoir le civisme et le respect des biens publics.

Le ministère de l’Hydraulique, des Hydrocarbures et de l’Assainissement a annoncé, ce lundi, le recrutement imminent de 5 000 agents de salubrité publique sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les dépôts anarchiques d’ordures et de promouvoir une véritable culture citoyenne.

Selon le ministre Aboubacar Camara, cette décision fait suite à une instruction du Chef de l’État donnée lors d’une réunion gouvernementale. Le ministère du Travail et de la Fonction publique, en collaboration avec le ministère du Budget et celui de l’Assainissement, a été chargé d’accélérer le processus de recrutement.

« Les 5 000 agents vont être recrutés. L’appel d’offres est en cours de finalisation et ils seront prochainement déployés à travers le pays afin de nous permettre de revenir aux fondamentaux », a déclaré le ministre.

Au-delà du simple ramassage des déchets, le gouvernement entend faire de ces agents des acteurs de la sensibilisation et du respect des règles de vie en société. Pour Aboubacar Camara, la question de l’insalubrité est avant tout un problème de comportement et de civisme.

Le ministre a rappelé les efforts déjà engagés à travers la Brigade de l’Insalubrité, qui compte plus de 200 agents. Grâce à l’appui de partenaires, ces derniers ont récemment bénéficié de motos et de primes pour faciliter leurs interventions sur le terrain.

Dans son intervention, Aboubacar Camara a dressé un constat préoccupant de l’état de certaines infrastructures publiques. Écoles, hôpitaux, latrines publiques et même lieux de culte figurent parmi les espaces où les problèmes d’hygiène demeurent préoccupants.

« Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas simplement un problème de ramassage des ordures. C’est avant tout une question de comportement », a-t-il insisté.

Le ministre a également appelé à un retour aux valeurs civiques qui, selon lui, ont progressivement disparu au fil des décennies. Il a notamment évoqué les séances de nettoyage dans les écoles et les cérémonies de montée des couleurs qui rythmaient autrefois la vie scolaire.

Pour les autorités, l’assainissement ne peut être durable sans une prise de conscience collective. Le recrutement de ces 5 000 agents constitue ainsi un levier important pour restaurer la discipline citoyenne et améliorer durablement le cadre de vie des populations guinéennes.

AAS