La Guinée a officiellement lancé les préparatifs de la deuxième édition du Festival International du Djembé et des Percussions (FID 2026), prévue du 8 au 13 décembre prochain à Conakry. La cérémonie de lancement s’est tenue le 6 juin 2026 au Centre culturel franco-guinéen, en présence d’autorités, d’acteurs culturels, d’artistes et de partenaires mobilisés autour de cet événement d’envergure.

La rencontre a été marquée par des prestations de plusieurs figures emblématiques de la percussion guinéenne, dont les doyens Fatou Abou Camara et Famoudou Konaté, ainsi que Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et le groupe Sabou Gnouma. À travers leurs performances, les artistes ont mis en lumière la richesse d’un patrimoine musical qui contribue depuis des décennies au rayonnement culturel de la Guinée à travers le monde.

Dans son intervention, Miryam Sylla, cheffe de projet de Circus Baobab en charge de la mise en œuvre du festival, a salué l’engagement des autorités et des partenaires mobilisés autour de cette initiative. Elle a souligné que cette relance s’inscrit dans la vision portée par le Programme Simandou 2040, qui accorde une place stratégique à la culture dans le développement national.

Cette deuxième édition bénéficie du parrainage de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, et du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah. Leur implication traduit la volonté de faire du festival un levier de développement culturel, économique et touristique.

Au nom du comité international d’experts, Ousmane Boudaouné a estimé que le Festival International du Djembé et des Percussions symbolise le retour de la Guinée sur la scène culturelle internationale. Il a rappelé l’influence exercée par les artistes et ensembles guinéens à travers le continent et au-delà, notamment les Ballets Africains et plusieurs maîtres percussionnistes qui ont contribué à faire connaître la culture guinéenne dans le monde.

Parmi les innovations annoncées, le quartier de Matam, considéré comme l’un des berceaux du djembé, accueillera un village du festival comprenant des espaces de formation, des ateliers de fabrication d’instruments, des spectacles, des concerts et des rencontres professionnelles. L’objectif est de faire de Conakry le centre des percussions africaines durant toute la semaine du festival.

Prenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a rappelé que la première édition du festival remonte à 1999 avant sa relance en 2024. « La Guinée doit redevenir la capitale mondiale des rythmes et des percussions », a-t-il affirmé, soulignant que cet événement constitue un outil stratégique pour valoriser les maîtres percussionnistes, renforcer l’écosystème culturel et créer de nouvelles opportunités économiques autour des industries culturelles et créatives.

À travers cette édition 2026, les organisateurs ambitionnent de réunir à Conakry les « enfants du djembé » venus du monde entier, de favoriser la transmission des savoirs, de préserver l’héritage des grands maîtres et de renforcer l’attractivité touristique du pays. Pendant six jours, la capitale guinéenne vibrera au rythme des concerts, ateliers, conférences, expositions et rencontres interculturelles.

Sory Binta BAH