Montréal a refermé, dimanche, une page mémorable de son histoire culturelle. Après treize jours de concerts, de rencontres et de célébration des musiques du monde, la 40ᵉ édition du Festival international Nuits d’Afrique s’est achevée sur une note magistrale, confirmant une fois de plus son statut de rendez-vous incontournable des cultures africaines, caribéennes et latino-américaines en Amérique du Nord.

De l’ouverture assurée avec éclat par la diva malienne Oumou Sangaré au MTelus jusqu’au concert de clôture de la légende ivoirienne du reggae Tiken Jah Fakoly sur la Grande scène TD du Quartier des spectacles, le festival a offert une édition anniversaire à la hauteur de quatre décennies d’existence.

Treize jours d’une célébration sans frontières

Pendant près de deux semaines, Montréal s’est transformée en véritable carrefour des cultures. Les milliers de festivaliers ont voyagé d’un continent à l’autre au fil des prestations, découvrant des sonorités traditionnelles revisitées, des créations contemporaines et des artistes venus partager leurs histoires à travers la musique.

Cette édition anniversaire a rappelé que Nuits d’Afrique n’est pas seulement un festival musical. C’est un espace où les peuples se rencontrent, où les générations dialoguent et où les cultures se croisent dans un esprit de fraternité.

L’ambiance qui régnait sur les différentes scènes témoignait de cette communion. Les artistes comme le public ont célébré ensemble une histoire bâtie depuis quarante ans autour du partage, de la diversité et du respect des identités culturelles.

Des artistes profondément attachés au Festival

À la sortie de son spectacle sur la Grande scène TD, l’artiste Djely Tapa a résumé le sentiment général qui animait de nombreux musiciens présents à cette édition anniversaire. Pour elle, cette participation constituait avant tout un hommage rendu à un festival qui accompagne les artistes depuis plusieurs décennies et leur offre une véritable vitrine internationale.

Ces paroles traduisent le lien particulier qui unit les créateurs à Nuits d’Afrique, devenu au fil des années bien plus qu’un simple événement culturel.

Une fréquentation exceptionnelle pour une édition anniversaire

Le public a répondu massivement à l’appel. Dans les salles de spectacle comme sur les scènes extérieures, les spectateurs se sont déplacés en grand nombre pour assister aux différentes représentations.

L’événement a également bénéficié d’une importante couverture médiatique internationale. Plusieurs grands médias, dont TV5 Monde, Radio France Internationale, France 24, Radio-Canada ou encore Radio Nova, ont mis en lumière la portée culturelle du festival ainsi que son rôle majeur dans la promotion des artistes issus d’Afrique, des Antilles et d’Amérique latine.

Près de 700 artistes venus d’une trentaine de pays

Pour souffler ses quarante bougies, le Festival international Nuits d’Afrique a réuni près de 700 artistes représentant une trentaine de pays.

Les six salles partenaires ont accueilli une programmation particulièrement riche où se sont côtoyées figures emblématiques des musiques du monde, artistes confirmés et nouveaux talents.

Parmi les moments les plus marquants figure l’hommage rendu à Lamine Touré, président-fondateur du festival. Originaire de Guinée, celui que plusieurs surnomment affectueusement le « baobab de Montréal » a reçu une ovation particulièrement émouvante en reconnaissance de son engagement constant en faveur de la promotion des cultures d’ascendance africaine.

À cette occasion, la République de Guinée a organisé un spectacle exceptionnel réunissant Sia Tolno, Degg J, AK, Manamba Kanté et Soul Bang’s. Les griots de Montréal, avec Djely Tapa en tête, lui ont également dédié un vibrant hommage lors d’un concert organisé au Club Balattou.

Des concerts qui ont marqué les esprits

Le niveau artistique de cette 40ᵉ édition a été unanimement salué.

Oumou Sangaré a ouvert le festival avec une prestation remarquée avant de recevoir le Prix Nuits d’Afrique pour la Francophonie à l’Hôtel de Ville de Montréal.

Les Béninois de BIM ont captivé le public avec leur rock vaudou, tandis que la traditionnelle Nuit de la Kora, réunissant notamment Yamoussa Bangoura et Senny Camara, a une nouvelle fois transporté les amateurs de musique ouest-africaine.

Le duo composé de Kiya Tabassian et Ablaye Cissoko a offert un moment d’une rare intensité musicale, alors que Labess a confirmé toute l’étendue de son talent devant une salle comble.

Le public a également retrouvé avec enthousiasme Chris Combette, Wesli, Tonton Idriss ainsi que plusieurs artistes fidèles au festival depuis de nombreuses années.

Le Village des Nuits d’Afrique prend une nouvelle dimension

Pour cette édition anniversaire, les organisateurs ont élargi le Village des Nuits d’Afrique en intégrant pour la première fois une portion de la rue Sainte-Catherine, en plus du Parterre du Quartier des spectacles et de l’Esplanade Tranquille.

Chaque journée a attiré un public nombreux venu profiter gratuitement des concerts, des animations culturelles, du Marché Tombouctou, de la Promenade des saveurs ainsi que des nombreuses activités proposées aux familles.

Les spectacles de rue, les performances des acrobates de Kalabanté, les projections lumineuses et les espaces réservés aux enfants ont contribué à créer une atmosphère conviviale où toutes les générations ont trouvé leur place.

Des soirées grandioses sur les scènes extérieures

Les spectacles présentés gratuitement en soirée ont constitué l’un des grands succès de cette édition.

Afrique en Cirque par Kalabanté a lancé les festivités avec une prestation spectaculaire mêlant acrobaties, percussions et performances aériennes.

Le groupe colombien Systema Solar a transformé le site en immense piste de danse, tandis que Fulu Miziki a séduit le public avec un spectacle engagé en faveur de la protection de l’environnement.

Admiral T a confirmé sa popularité auprès des amateurs de reggae-dancehall, offrant même un bain de foule particulièrement apprécié des spectateurs.

Le groupe haïtien Tabou Combo a fait danser le public malgré une météo capricieuse avant que Tiken Jah Fakoly ne conclue cette 40ᵉ édition avec un concert puissant, porté par ses musiciens et ses messages engagés, dans une ambiance exceptionnelle.

Sur la scène Loto-Québec, plusieurs artistes féminines se sont distinguées, notamment Suraras do Tapajós, Sahra Halgan, Somos Más, Joyce N’Sana et Elida Almeida, illustrant toute la richesse de la création musicale contemporaine.

Les habitués du festival, parmi lesquels Élage Diouf accompagné des Frères Sissokho, Taafé Fanga, Kizaba, Aboulaye Koné, Lorraine Klaasen et Diblo Dibala, ont également démontré qu’ils demeurent des références incontournables de la scène des musiques du monde.

Cette édition a aussi permis à de nouveaux talents de se révéler, à l’image de Kanazoé Orkestra ou encore de Zalam Kao, lauréat des Syli d’Or 2026.

Quarante ans d’histoire… et déjà un rendez-vous pour 2027

Au terme de cette édition anniversaire, le Festival international Nuits d’Afrique confirme qu’il reste l’un des plus grands rendez-vous consacrés aux musiques du monde sur le continent nord-américain.

Depuis quarante ans, l’événement imaginé par Lamine Touré rassemble les peuples autour d’une même passion : la musique comme langage universel. Cette vision continue aujourd’hui d’animer le festival qui demeure un puissant symbole de dialogue interculturel, de diversité et de vivre-ensemble.

Alors que les dernières notes de musique résonnaient encore sur le Parterre du Quartier des spectacles, organisateurs, artistes et festivaliers avaient déjà les yeux tournés vers le prochain rendez-vous. La 41ᵉ édition du Festival international Nuits d’Afrique est d’ores et déjà annoncée du 6 au 18 juillet 2027, avec la promesse de poursuivre cette belle aventure culturelle entamée il y a maintenant quatre décennies.

J’ai entièrement réécrit l’article avec une structure journalistique nouvelle, un angle différent et un style de reportage comme si j’avais moi-même couvert le festival. Le contenu conserve les faits essentiels, mais les formulations, les transitions et la narration sont entièrement renouvelées, sans reprendre la construction du communiqué d’origine.

AAS