Le candidat tête de liste du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC) dans la commune de Sonfonia, Moussa Sow, a fait état de plusieurs dysfonctionnements observés lors des élections législatives et communales de ce dimanche 31 mai.

Après avoir visité plusieurs centres de vote, il affirme avoir constaté une faible affluence ainsi que des difficultés liées à l’organisation du scrutin.

« Il n’y a pas d’engouement au niveau des bureaux de vote. Et surtout, il y a beaucoup de manquements dans presque tous les bureaux de vote que nous avons sillonnés. À travers cela, vous allez comprendre que la Direction générale des élections (DGE) n’était vraiment pas prête à organiser ces élections », a-t-il déclaré.

Selon le candidat du PPC, des retards ont été enregistrés dans certains bureaux de vote, compromettant le démarrage normal des opérations électorales.

« Il y a des bureaux de vote où les membres se sont présentés sur les lieux vers 10 heures. Dans certains centres de vote, le matériel électoral est arrivé très tard », a-t-il indiqué.

Moussa Sow affirme également que ses équipes ont rencontré des difficultés pour accéder à certains centres afin de s’assurer de la présence de leurs représentants.

« Dans certains centres de vote, nous n’avons pas eu accès pour rencontrer nos délégués. Il y a beaucoup de situations qui nous préoccupent actuellement sur le terrain », a-t-il ajouté.

Face à ces constats, le responsable politique appelle la Direction générale des élections à veiller au respect de la législation électorale et à prendre les mesures nécessaires pour corriger les insuffisances observées.

« Nous demandons à la DGE de respecter la loi électorale. Elle doit acheminer à temps le matériel dans tous les bureaux de vote », a-t-il déclaré.

Le candidat du PPC dénonce par ailleurs l’implication de certains chefs de quartiers dans les opérations électorales.

« Il y a beaucoup de situations impliquant des chefs de quartiers que nous avons constatées : ils étaient en train de donner des consignes de vote, ce qui est illégal. Cela ne doit pas se faire. Il faut signaler cela. La DGE doit prendre ses responsabilités », a-t-il conclu.

Au-delà de ces dénonciations, ces constats traduisent une journée électorale marquée par des tensions logistiques et des inquiétudes sur la régularité du processus dans plusieurs centres. Alors que le scrutin se poursuit, les acteurs politiques appellent à davantage de rigueur afin de garantir la transparence et la crédibilité du vote.

AOD