Décédé le dimanche 26 avril 2026 des suites de maladie à Conakry où il était sous traitement, Alseny Aïssata Camara, enseignant-chercheur et chef du département Documentation à l’École supérieure des sciences de l’information de l’Université Julius Nyéréré de Kankan, a rejoint sa dernière demeure ce mercredi au cimetière de Senkenfara, dans la commune urbaine de Kankan, après un grand symposium organisé par les autorités universitaires en guise d’hommage, rapporte notre correspondant basé dans la préfecture

Dès les premières heures de la matinée, parents, collègues, étudiants et proches d’Alseny Aïssata Camara, se sont retrouvés à la morgue de l’hôpital régional de Kankan pour la levée du corps. Dans une atmosphère lourde de tristesse, la dépouille a ensuite été conduite en cortège jusqu’à l’Université Julius Nyéréré de Kankan, où un symposium d’hommage a été organisé en sa mémoire.
Dans l’enceinte universitaire, plusieurs responsables, enseignants et étudiants ont salué la mémoire de celui qui aura marqué son institution par son professionnalisme et son engagement pour la formation de la jeunesse.
Prenant la parole, le recteur de l’Université Julius Nyéréré de Kankan, Pr Moustapha Sangaré, a rendu un vibrant hommage au disparu.
« Alseny Aïssata Camara n’était pas seulement un enseignant, il était un passeur de savoir et de mémoire. Chef de département Documentation, par son engagement, il a fait de ce département un espace dynamique de formation, d’excellence et d’ouverture, contribuant à élever le niveau des études et à façonner des générations conscientes de leurs responsabilités historiques. Monsieur Camara ne se limitait pas à enseigner, il formait des esprits et éveillait les consciences. Aujourd’hui, il s’en va, mais laisse un héritage immense qui vit en chaque étudiant qu’il a formé. Ici-bas, son nom restera gravé dans ce département qu’il a contribué à faire rayonner ainsi que dans notre université », a déclaré le recteur.

Même émotion chez ses collègues. Enseignant-chercheur, Mory Kouyaté a évoqué la disparition d’un homme de valeur.
« Il nous laisse l’image d’un homme fort, d’un collègue exemplaire et d’un ami précieux qui restera présent dans nos pensées, dans nos prières et dans nos cœurs. Nous prions Dieu de lui accorder sa miséricorde infinie et de l’accueillir dans son paradis éternel », a-t-il confié.
Du côté des étudiants, la douleur était également perceptible. Porte-parole des apprenants, Mamadi Condé a salué la mémoire d’un guide et d’un formateur rigoureux.
« Monsieur Camara n’était pas seulement un responsable de département pour nous, mais une référence et une lumière dans notre parcours universitaire. Il nous montrait le chemin du savoir à travers la rigueur et l’humanisme. Dans ses enseignements, il ne se limitait pas aux cours ; il nous apprenait la discipline, la responsabilité et surtout l’amour du travail bien fait. Aujourd’hui, sa disparition est une douleur profonde, une blessure qui ne se refermera pas facilement, car son absence se fait déjà sentir dans nos salles de classe », a-t-il témoigné.

Au nom de la famille, Mamadouba Camara a remercié les autorités universitaires et administratives pour leur accompagnement durant la maladie du défunt.
« Notre frère est parti en laissant derrière lui de petits enfants qui ne connaissaient presque que l’université de Kankan, tant il y consacrait son temps. Nous remercions les autorités pour tous leurs efforts. Si cela dépendait de l’argent ou du soutien pour qu’Alseny Aïssata Camara reste en vie, il ne serait pas mort. Mais son heure est arrivée, et personne ne pouvait rien contre la volonté divine. Au nom de la famille, nous demandons pardon à ses collaborateurs », a-t-il indiqué.

Âgé de 42 ans, Alseny Aïssata Camara laisse derrière lui une veuve et quatre enfants. Après le symposium, sa dépouille a été conduite à la grande mosquée de Kankan puis au cimetière de Senkenfara où il a été inhumé sous les prières et les larmes d’une foule nombreuse venue lui rendre un dernier hommage.

De Kankan, Koumba solo Camara