À l’approche du double scrutin législatif et communal prévu pour le mois de mai, la Direction Générale des Élections (DGE) a dressé, ce vendredi 24 avril 2026, un état des lieux exhaustif du processus électoral. Entre interventions judiciaires et défis de parité, Mme Camara Djenab Touré a levé le voile sur la configuration d’une compétition aux enjeux majeurs.
Le paysage des législatives a connu un rebondissement de taille suite à l’arbitrage de la Cour Suprême. Initialement, la DGE avait validé 21 formations politiques, mais l’instance judiciaire a ordonné la réintégration de six partis. « La Cour Suprême vient par un arrêt, faire injonction de réintégrer les six autres partis politiques qu’on avait rejeté parce que nous n’avons pas fait la notification de rejet à temps », a expliqué la DGE, précisant que la compétition se jouera finalement entre 28 partis pour 49 sièges. Concernant le scrutin majoritaire, la rigueur a été de mise avec un taux de rejet de 27%. Sur ce volet, la représentativité féminine est au rendez-vous « 306 hommes sont parmi ces listes et nous avons 136 femmes, ce qui fait 31%. Donc ça veut dire que […] le quota est toujours respecté ».
En ce qui concerne les élections communales, le défi logistique porte sur 375 circonscriptions. Sur les 1 056 dossiers reçus, 788 ont été validés, soit un quart de candidatures écartées. Le bilan sur la mixité est cependant plus nuancé pour ce scrutin local. Mme Camara Djenab Touré a souligné une « masculinité très forte dans les dossiers de candidature à l’intérieur », dénombrant 13 432 hommes contre 5 570 femmes. Avec un taux de 29%, elle note que « le quota de 30% a manqué de 1% pour les élections communales ».
Au-delà de ces statistiques, la DGE a fait le point sur la gestion des duplicatas de cartes d’électeurs et la structuration du corps électoral. Avec la validation définitive des listes par la Cour Suprême, le processus entre dans sa phase finale. Comme l’a rappelé la directrice, l’objectif était d’analyser chaque situation avec précision « nous avons quand même tenu à analyser dossier par dossier et vérifier », marquant ainsi une étape décisive vers les urnes.
Thierno Amadou Diallo




