La Guinée poursuit le déploiement de son dispositif industriel dans le secteur de la santé. Une unité pharmaceutique a été mise en service vendredi 17 avril 2026 à Manéah, dans la préfecture de Coyah. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre, , entouré de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres en charge de la Santé, de l’Industrie et de la Femme.

Cette infrastructure, portée par la société D&B Pharmaceutical Company, intervient quelques jours après l’ouverture d’un autre site de production à Maferinyah. Les autorités y voient un signal en faveur du développement d’une offre locale de médicaments, dans un contexte marqué par la dépendance aux importations.

Sur place, la ministre de l’Industrie et du Commerce, , a insisté sur les exigences liées au secteur. « Ces exigences ne sont pas des objectifs parmi d’autres, c’est la base », a-t-elle déclaré, évoquant la nécessité de garantir qualité, traçabilité et conformité aux normes.

Même ligne du côté du département de la Santé. Pour la ministre Khaïté Sall, cette mise en service s’inscrit dans une dynamique plus large impulsée au sommet de l’État. « La Guinée n’est pas en train de rêver sa souveraineté pharmaceutique. Elle la bâtit, pierre après pierre, usine après usine », a-t-elle affirmé, avant d’ajouter : « ce vendredi 17 avril 2026, sous la haute présidence de Monsieur le Premier Ministre, nous ne découpons pas simplement un ruban, nous signons un contrat de confiance avec nos concitoyens ».

Le chef du gouvernement a, pour sa part, mis en avant le rôle du secteur privé dans cette dynamique. « Nous saluons les acteurs du secteur privé qui investissent et croient en l’avenir de ce pays. Il est de notre devoir, en tant que pouvoir public, de les accompagner et de les protéger pour multiplier ces unités de transformation », a déclaré Amadou Oury Bah , évoquant au passage les ambitions du programme Simandou 2040.

Implantée sur une superficie de 17 000 m², l’usine dispose de lignes de production couvrant plusieurs segments : solutés injectables, solutions orales, comprimés, gélules ou encore produits ophtalmiques. Sa capacité mensuelle est estimée à plusieurs dizaines de millions d’unités, destinées à alimenter le marché national et, à terme, la sous-région.

Les promoteurs annoncent également des partenariats avec les structures de santé, les ONG et les réseaux de distribution, afin d’assurer la disponibilité des produits. L’objectif affiché reste constant : contribuer à l’approvisionnement du pays en médicaments essentiels, tout en structurant progressivement une industrie pharmaceutique locale.

AOD