Lors d’une conférence de presse animée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MERS), Dre Diaka Sidibé a annoncé officiellement les couleurs de la 10ᵉ édition des Jeux Universitaires de Guinée. Un rendez-vous qui célèbre une décennie de promotion du sport, de la culture et de l’excellence académique chez les étudiants guinéens.

Dix ans plus tard, ces jeux ont forgé des champions, des caractères et des liens durables à travers tout le pays, de Conakry à Zérékoré, de Kindia à Labé, de Faranah à Boke.
Au fil des éditions, la Guinée a également porté ses couleurs à l’international, en participant à des compétitions en Éthiopie (2018), au Kenya (2022), en Chine (2023) et au Nigeria (2024). La ministre a souligné que chaque médaille et chaque délégation sont la preuve que l’investissement de l’État dans la jeunesse porte ses fruits.
Transparence et régularisation des prix
Un point fort de la conférence a été la régularisation des dotations de la 9ᵉ édition. La ministre a tenu à rappeler que tous les prix avaient été remis intégralement avant le début de la conférence : « Ce n’est pas une promesse, c’est un acte posé. Chaque étudiant qui participera aux Jeux Universitaires 2026 saura que son effort sera reconnu. »
Une vision stratégique pour l’avenir
Les Jeux universitaires ne sont pas qu’une compétition sportive et culturelle, mais un levier stratégique pour le développement du capital humain, en cohérence avec la vision Simandou 2040. Selon la ministre, ces jeux préparent des ingénieurs, médecins, économistes et juristes capables de relever les défis de la Guinée de demain.
« Quand un étudiant s’entraîne pour représenter son université, il apprend la discipline ; sur scène, pour un slam, il apprend le courage ; aux Olympiades scientifiques, il apprend l’excellence », a-t-elle expliqué, décrivant les trois dimensions d’un étudiant complet : sport, culture et savoir académique.

Du sport à l’esport : un programme modernisé
La 10ᵉ édition se tiendra du 19 avril au 3 mai 2026, avec l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry comme hôte. Elle comprendra trois grandes familles de disciplines :
Sportives: football, basketball, athlétisme, cyclisme, badminton et, pour la première fois, l’esport.
Artistiques et culturelles: théâtre, musique, danse traditionnelle et urbaine, slam, karaoké, peinture, one-man-show et comédie.
Olympiades universitaires: sept champs disciplinaires académiques, allant des sciences naturelles et médicales au droit, à l’ingénierie, à l’économie et aux mathématiques.
Un village culturel sera installé sur le campus pour des animations quotidiennes, des panels thématiques et des formations qualifiantes. Une plateforme numérique permettra de suivre en temps réel les participants, tandis qu’une carte biométrique garantira la régularité des inscriptions et l’authenticité des compétitions.
Une participation record et un engagement citoyen
Cette année, 21 institutions supérieures, publiques et privées, participeront avec un total de 1 633 étudiants:
Sport : 1 114 participants (299 femmes et 817 hommes)
Disciplines artistiques et culturelles : 179 participants (83 femmes et 96 hommes)
Olympiades : 134 participants (43 femmes et 91 hommes)
La ministre a insisté sur l’importance de l’éthique, du fair-play et de la discipline, rappelant que chaque étudiant doit être valorisé et que le recours à des « mercenaires » est strictement interdit.
Les Olympiades universitaires intégrées au programme
Pour la première fois, les Olympiades universitaires font partie intégrante des Jeux. Le professeur Kabinet Oulary, coordinateur des Olympiades et Directeur Général de l’ANAQ, a précisé que ces compétitions se dérouleront en deux phases :
- Phase institutionnelle : concours sur table dans chaque université pour sélectionner les meilleurs.
- Phase nationale : rassemblement des qualifiés à Conakry pour trois jours de compétitions avec jury et évaluations orales.
Salambadé




