En prélude aux élections législatives et communales prévues en mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a procédé, ce jeudi à Conakry, à l’installation officielle de la commission chargée des questions financières liées au processus électoral. Cette commission sera présidée par Elhadj Mamadou Sanoussy Bah.

Cette instance aura pour mission principale de proposer les montants des cautions exigées pour les candidatures ainsi que le plafonnement des dépenses de campagne pour les différents scrutins.

À l’issue de son installation, le président de la commission financière, Elhadj Mamadou Sanoussy Bah, a exprimé sa satisfaction tout en mesurant l’ampleur de la responsabilité qui lui est confiée. « C’est un sentiment de joie mais aussi de reconnaissance à l’endroit de toutes ces personnes qui m’ont renouvelé leur confiance en me confiant pour une deuxième fois la présidence de la commission financière. Cette fois-ci, la charge est plus lourde puisque nous couplons deux élections, mais nous ferons tout pour mériter cette confiance », a-t-il déclaré.

Selon lui, les travaux de la commission porteront principalement sur deux aspects essentiels : la fixation des cautions électorales et le plafonnement des dépenses de campagne. « Il est question de travailler sur deux points : la caution et le plafonnement. Pour la caution, il y a plusieurs niveaux, puisqu’il s’agit à la fois des élus locaux et des députés. Quant au plafonnement, nous allons travailler de manière globale afin d’aboutir à des résultats acceptables pour tous », a-t-il précisé.

De son côté, la Directrice générale des élections, Djenabou Touré, a expliqué que trois cautions distinctes seront définies, en raison des différents scrutins concernés par ces élections couplées. « Nous aurons trois cautions parce que nous avons trois scrutins de liste et ces élections sont couplées : les législatives et les communales vont se tenir ensemble », a-t-elle indiqué.

Elle a rappelé que les élections législatives comprendront deux types de scrutins. Le premier concerne l’élection de 49 députés sur une liste nationale à la représentation proportionnelle. Le second repose sur un scrutin majoritaire uninominal ou plurinominal dans les circonscriptions, permettant d’élire 98 députés.

La répartition du nombre de députés par circonscription a déjà fait l’objet d’une proposition qui doit être validée prochainement par le président de la République. « La loi prévoit entre un et cinq députés par circonscription. Une proposition de répartition a été faite et le président de la République devrait l’entériner dans les jours à venir », a-t-elle précisé.

Concernant les élections communales, la caution concernera également les listes de candidats aux conseils communaux, dont le nombre de conseillers varie entre 11 et 45 selon la population de chaque commune. Par ailleurs, la commission devra aussi proposer un montant global pour le plafonnement des dépenses de campagne, une mesure désormais strictement encadrée. « La loi est très rigoureuse cette fois-ci. Les dépenses de campagne seront contrôlées par la Cour des comptes », a souligné la Directrice générale des élections.

La commission dispose d’un délai de cinq jours pour mener ses travaux. Elle est présidée par un représentant de l’Observatoire National de Surveillance des Élections et des Référendums (ONASUR) et comprend également des représentants du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, ainsi que deux représentants de la DGE.

Pour la DGE, cette étape est cruciale dans la préparation du processus électoral. « C’est une étape importante car elle permet aux candidats potentiels de savoir s’ils disposent des moyens financiers pour payer la caution. Sans caution, une candidature est automatiquement rejetée », a conclu Djenabou Touré.

AAS