Des tensions ont été observées à Ouagadougou dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2026, à la suite d’une tentative présumée de coup d’État contre le régime militaire en place. Si les soutiens du pouvoir affirment qu’un complot aurait été déjoué, aucune communication officielle des autorités burkinabè n’est venue, à ce stade, confirmer ces informations.

Depuis dimanche, des enregistrements audio largement relayés sur les réseaux sociaux sont présentés par des proches du régime comme des éléments de preuve d’un projet de déstabilisation visant le capitaine Ibrahim Traoré. Parallèlement, plusieurs militaires auraient été interpellés, selon des sources sécuritaires.

Selon RFI , les services de renseignement suivaient le dossier depuis plusieurs semaines, et l’opération présumée devait être lancée dans la nuit de samedi à dimanche. Les personnes visées auraient été, entre autres, le responsable des opérateurs de drones ainsi que plusieurs proches du chef de l’État, militaires et civils confondus. Les auteurs supposés du complot seraient soutenus par des « appuis étrangers », selon les partisans du régime.

Arrestations en cours et climat de suspicion

Sur le terrain, les interpellations se poursuivent, confie une source à Ouagadougou. Des figures connues du monde des affaires pourraient également être citées dans cette affaire, présentée par certains comme une nouvelle tentative de déstabilisation du pouvoir.

En l’absence de déclaration officielle, la situation reste marquée par une forte spéculation. Sur les réseaux sociaux, des comptes favorables au régime ont diffusé une conversation audio dans laquelle deux voix seraient audibles. Selon ces soutiens, l’enregistrement impliquerait l’ancien président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé en septembre 2022 et actuellement en exil au Togo, ainsi qu’un individu présenté comme l’un de ses complices présumés, dont l’identité n’a pas été révélée.

Pour l’heure, les autorités burkinabè n’ont ni confirmé ni infirmé ces accusations, laissant planer l’incertitude sur l’ampleur réelle des événements survenus durant le week-end

AAS