Dans le cadre de la COP 17, la Guinée a fait entendre sa voix sur la protection des océans. Le ministre de l’Environnement, Fassou Théa, est intervenu lors de la session de haut niveau IMPAC6, consacrée à l’accélération des engagements de l’Afrique de l’Ouest pour l’objectif 30×30. Il y siégeait aux côtés de ses homologues du Sénégal et de la Guinée-Bissau, ainsi que du représentant de la ministre mauritanienne de l’Environnement.
Une position géographique qui confère des responsabilités
Devant ses pairs, le ministre a d’abord rappelé la situation particulière de son pays. La Guinée se trouve au centre du littoral ouest-africain, au cœur de la région des Rivières du Sud, à la confluence des courants marins actifs de la sous-région. Cette position, a-t-il expliqué, lui donne un rôle central dans la conservation de la biodiversité, des mangroves, ainsi que de la flore et de la faune marines.
Six aires marines protégées sur un million d’hectares
Pour assumer ces responsabilités régionales, la Guinée a engagé l’extension de son réseau d’aires marines protégées (AMP). Six AMP ont été créées, couvrant un million d’hectares de sa zone marine. Le ministre a précisé que ce travail s’est fait en concertation avec les secteurs de l’environnement, de la pêche, de l’économie et de la recherche.
Sur le plan des perspectives, le gouvernement prépare la ratification de l’Accord BBNJ, déjà transmis au Parlement, afin de contribuer aussi à la protection de la haute mer.
« Ces aires marines ne seront utiles que si elles sont effectivement gérées »
Fassou Théa a toutefois posé une condition : la création des aires ne suffit pas. « Ces aires marines ne seront utiles que si elles sont effectivement gérées. Nous avons besoin d’appui pour trois choses : les études de création, la gestion avec les communautés de pêcheurs, et la surveillance contre la pêche illégale. J’invite les partenaires présents, notamment Bloomberg Ocean Fund et Oceans 5, à accompagner la Guinée sur ce chemin », a-t-il déclaré.
Une coopération transfrontalière avec la Guinée-Bissau
Le ministre a également fait état des efforts de son département, menés avec ses collègues de Guinée-Bissau, dans la gestion de la biodiversité transfrontalière ainsi que dans le financement de la conservation. Sa journée à Erevan avait d’ailleurs débuté par une rencontre avec le ministre bissau-guinéen de l’Environnement.
S’inscrire dans les processus régionaux
Avant de conclure, Fassou Théa a exprimé le souhait d’inscrire pleinement la Guinée dans les processus régionaux engagés de longue date par le Sénégal et la Guinée-Bissau, soutenus par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest.
AOD




