L’Université Kofi Annan de Guinée (UKAG) franchit une nouvelle étape dans son rayonnement académique. L’institution a reçu le Grand Prix d’excellence académique et de l’innovation 2025-2026, tandis que son fondateur, le Dr Ousmane Kaba, a été élevé à la dignité de Commandeur dans l’Ordre du mérite africain de l’éducation. La cérémonie de célébration de cette double distinction s’est tenue ce mardi 13 octobre 2026 au sein du campus universitaire, à Conakry.

Décernées à l’issue des travaux d’un comité de sélection réuni à Kigali (Rwanda) le 21 août dernier, ces récompenses viennent saluer le parcours de la première université privée de Guinée, son ouverture internationale et son engagement en faveur d’une formation adaptée aux mutations du marché du travail.
S’exprimant lors de la cérémonie, le fondateur et président de l’UKAG, Dr Ousmane Kaba, a tenu à dédier cette distinction à l’ensemble de la communauté éducative nationale.
« C’est un prix pour l’école guinéenne dans son ensemble », a-t-il affirmé, rendant hommage aux enseignants, aux étudiants et aux institutions d’enseignement supérieur, tant publiques que privées, tout en rappelant avec émotion ses propres débuts d’enseignant à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.
Au-delà du prestige de la récompense, le caractère multiculturel de l’établissement a été largement mis en avant. L’UKAG accueille aujourd’hui des étudiants venus de divers horizons géographiques.
« Depuis 26 ans, Kofi Annan s’efforce d’offrir un enseignement de qualité aux jeunes Guinéens et Africains », a souligné le Dr Ousmane Kaba, précisant que l’université compte actuellement 36 nationalités au sein de son effectif.
Pour le fondateur, le rôle d’une institution universitaire ne saurait se limiter à la simple remise de diplômes : elle doit avant tout constituer un levier de transformation économique, sociale et scientifique pour le continent.
Abordant le rôle capital de l’enseignement supérieur dans le développement de la Guinée, l’ancien ministre de l’Économie a rappelé que les immenses richesses naturelles du pays — minérales, agricoles ou énergétiques resteront sous-exploitées sans une main-d’œuvre locale hautement qualifiée.
« Formons-nous des diplômés pour obtenir de simples papiers ou formons-nous des compétences capables de transformer nos économies ? », s’est-il interrogé devant l’assistance.
Tout en plaidant pour un rapprochement accru entre les programmes universitaires et le secteur privé, le Dr Ousmane Kaba a rappelé que l’insertion professionnelle dépend aussi d’un environnement macroéconomique favorable, nécessitant des investissements structurels majeurs dans les infrastructures de base (énergie, routier, connectivité Internet).
Cap sur le numérique et l’Intelligence Artificielle
L’un des moments forts des échanges a porté sur la transition numérique. L’UKAG se positionne désormais comme un pionnier dans l’intégration de l’Intelligence Artificielle (IA) au sein de ses cursus.
Après avoir initié son personnel et ses étudiants à ces technologies émergentes, l’établissement a franchi un cap en lançant un Master en Intelligence Artificielle, dont la toute première promotion a déjà achevé son parcours.
L’objectif affiché est d’intégrer les compétences numériques transversales dans l’ensemble des disciplines, tout en préservant l’esprit critique des apprenants.
« L’intelligence artificielle ne doit pas remplacer l’enseignant, elle doit au contraire renforcer ses capacités pédagogiques », a martelé le président de l’UKAG, tout en rappelant la nécessité de garantir une fourniture stable en électricité et un accès haut débit à Internet pour réussir ce virage technologique.
Un encouragement à persévérer
Intervenant au nom du comité consultatif, Yves Alain Koffi a rappelé le sens de cet hommage rendu au Dr Ousmane Kaba et à son institution.
« Cette distinction n’honore pas seulement l’Université Kofi Annan, mais à travers elle ses enseignants hautement qualifiés, ses étudiants et l’ensemble du personnel qui se dévoue au quotidien pour la formation de la jeunesse africaine », a-t-il déclaré.
Salambandé




